Retour

Car2go menace de cesser ses activités à Toronto

Le service d'autopartage Car2go dit « réévaluer ses opérations », et songe même à cesser ses activités à Toronto, parce que la ville refuse pour l'instant d'autoriser les permis de stationnement de longue durée pour ses véhicules.

Un texte de Natasha MacDonald-Dupuis

Jeudi dernier, le conseil municipal a voté presque à l'unanimité pour remettre à plus tard ce débat.

Car2go se disait pourtant « confiant » qu'il obtiendrait le feu vert pour le projet pilote, qui légaliserait la vente de 2000 permis de stationnement spéciaux au coût de 1500 $ chacun.

Ces permis spéciaux ne seraient pas valides dans les zones où il y a déjà une liste d'attente pour le stationnement résidentiel, mais exempteraient les véhicules partagés des limites de stationnement de trois heures.

Selon M. Moskowitz, directeur régional de Car2go, l'entreprise va maintenant réévaluer si le marché de Toronto en vaut la peine. Le service compte 75 000 membres à Toronto.

Un projet qui a fait ses preuves

Pourtant, le département des services de transport de la ville appuie le projet-pilote, qui aiderait notamment à décongestionner les routes du centre-ville.

D'ailleurs, selon une étude de l'Université Berkeley en Californie, chaque véhicule d'un service de partage permet de retirer jusqu'à 11 voitures de la route.

Eric Portelance, le cofondateur de la microbrasserie Halo Brewing, craint de devoir s'acheter un véhicule. « J'utilise ce service pour des livraisons d'échantillons ou de barils de bières à la dernière minute, ça me sauve de l'argent », dit-il.

Bras de fer avec les élus

Mais en toile de fond il y a aussi l'exaspération des élus municipaux, qui reprochent à Car2Go de ne pas respecter les lois. L'entreprise devrait plusieurs centaines de milliers de dollars en contraventions non payées, selon le conseiller Mike Layton.

Mike Layton avoue toutefois que le projet pilote est bien ficelé, et concède que certains élus « avaient des inquiétudes qui n'étaient pas fondées ».

Selon lui, plusieurs conseillers n'ont pas bien compris le projet. « Ils s'imaginaient voir des rues remplies de véhicules Car2go garées. Il fallait qu'on reporte le débat pour ne pas que le projet ne meure là ».

Même son de cloche du côté du directeur régional de Car2go. « Les conseillers n'ont pas pris le temps de bien s'informer. Ce n'est pas le comportement d'une ville de classe mondiale », soutient M. Moskowitz.

Le débat a donc été reporté au 11 avril prochain.

Avec les informations de John Rieti

Plus d'articles

Vidéo du jour


Qu’est-ce que le fétichisme des pieds?





Rabais de la semaine