Nouveau maire, nouveaux conseillers, c'est à un conseil municipal presque complètement renouvelé que les électeurs de Carleton-sur-Mer ont confié les rênes de la municipalité.

Un texte de Joane Bérubé

Quatre des six conseillers de municipalité de la Baie-des-Chaleurs sont des nouveaux venus en politique municipale. À 31 ans, le nouveau maire, Mathieu Lapointe, devient l'un des plus jeunes de la péninsule gaspésienne.

À peine plus jeune que le nouveau maire, Marie-Hélène Richard, âgée de 30 ans, entend y faire valoir son engagement. « Je suis une fille qui est très connue dans la communauté. Je m'implique vraiment beaucoup en sport et en loisirs. »

Un autre nouveau venu en politique municipale est Antoine Audet. À 43 ans, le directeur général de la Régie intermunicipale de transport Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine fera aussi ses premiers pas en politique. Il estime que les compétences et la diversification des intérêts des élus autour de la table du conseil seront profitables pour les citoyens. « Il faudra apprendre à travailler ensemble », ajoute-t-il.

Marie-Hélène Richard croit que ce vent de jeunesse qui souffle sur Carleton-sur-Mer se reflètera dans les décisions. « C'est sûr que ça va donner de nouvelles idées et ça va donner du dynamisme, souligne la nouvelle conseillère. Par contre, il faut faire attention, il y a de l'expérience et il faut prendre le temps de faire les choses. »

Cette nouvelle équipe devra d’ailleurs, dès le départ, s’attaquer à un important dossier, l'héritage de l’ancienne administration.

Dossier de l'eau potable

Au cours des prochaines semaines, les élus devront décider si la Municipalité contestera ou non la décision du tribunal de débourser plus de 750 000 $ au citoyen Alphonse Bernard et à son frère, propriétaires du terrain où la Ville puise l'eau.

Le maire souhaite en rediscuter avec M. Bernard. « Je veux m'asseoir avec lui pour regarder le dossier et repartir sur des bases nouvelles », commente M. Lapointe.

Depuis 1991, Carleton-sur-Mer puise son eau sur un terrain privé. Les deux parties n’ont pas réussi à renouveler une entente de 20 ans. Le propriétaire et la Ville ne s’entendent ni sur les montants qui devraient être versés pour le pompage de l’eau ni sur la nature du contrat de vente ou de location du terrain.

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