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Caroline Mulroney s'oppose à une taxe carbone

La candidate à la chefferie des conservateurs en Ontario, Caroline Mulroney, s'oppose à l'imposition d'une taxe carbone, une politique qui fait pourtant partie du programme électoral du PC pour le scrutin du 7 juin.

Lors du lancement de sa campagne à la direction plus tôt cette semaine, Mme Mulroney avait par ailleurs concédé que bien qu'elle ne soit pas en faveur de cette nouvelle taxe, il s'agissait d'une obligation fédérale.

Dans une déclaration écrite, elle explique qu'elle rejette maintenant catégoriquement l'idée d'une taxe carbone, après avoir consulté des centaines de membres du parti, du caucus et des candidats conservateurs.

L'un des adversaires à la chefferie de Mme Mulroney, Doug Ford, s'oppose depuis le début à une taxe carbone, disant que c'est une mauvaise initiative à la fois pour les entreprises et pour la population. « C'est une ponction fiscale », proteste-t-il.

L'autre candidate en lice, Christine Elliott, affirme qu'elle veut d'abord consulter les membres du parti, tout en ajoutant ceci : « C'est facile de dire qu'on va simplement se débarrasser de la taxe carbone, mais ce n'est pas responsable en matière financière et environnementale. »

Que ferait Mulroney?

De son côté, Mme Mulroney ne précise pas ce qu'elle compte faire pour remplacer la taxe carbone.

« En tant que première ministre de l'Ontario, j'évaluerais différentes façons de m'y opposer », se contente-t-elle de dire.

Sous l'actuel gouvernement libéral ontarien, la province s'est jointe à un marché du carbone avec le Québec et la Californie, épargnant ainsi l'Ontario et le Québec de la nouvelle taxe carbone du fédéral.

Toutefois, l'ex-chef des conservateurs ontariens Patrick Brown, qui a démissionné soudainement en janvier à la suite d'allégations d'inconduite sexuelle, avait promis s'il était élu de remplacer ce marché du carbone - le jugeant injuste - par une taxe carbone, un sujet qui continue à diviser les membres du PC.

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