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Chefs de file du « trou noir » et politique : « la porte est ouverte »

Au moins un des chefs de file des protestataires pour des changements au programme d'assurance-emploi dans la Péninsule acadienne sera candidat aux élections provinciales de l'automne prochain. Un autre est en réflexion.

Un texte de René Landry

Jean-Maurice Landry est un habitué des manifestations dans la Péninsule acadienne. Le président de l'Association des producteurs de bleuets sauvages du Nord-Est s'est joint au groupe qui conteste le programme de l'assurance-emploi, inadapté selon lui aux travailleurs saisonniers, confrontés cette année au « trou noir », c'est-à-dire une période sans prestations. Il affirme qu'il sera candidat aux élections provinciales.

« C'est une réflexion qui m'accompagne depuis un bon bout de temps, explique-t-il. Les dossiers du Nord ne sont tout simplement pas traités adéquatement par les partis traditionnels. Il arrive un moment où tu dois cesser ton militantisme ou faire quelque chose. Alors le moment de l'action approche. »

D'ici deux semaines, assure-t-il, il annoncera s'il portera la bannière du Parti vert ou celle du NPD.

Il tentera de déloger un politicien d'expérience, le ministre provincial Denis Landry. « Mon intérêt naturel, où j'ai fait mes expériences avec mon entreprise [de bleuets sauvages], c'est dans la circonscription de Bathurst-Est-Nepisiguit-Saint-Isidore. »

Fernand Thibodeau : « La porte est grande ouverte »

Une autre tête d'affiche du mouvement pour les changements au programme d'assurance-emploi, Fernand Thibodeau, ne cache pas qu'il est très sollicité pour se lancer en politique provinciale. « Ils me voient dans leur soupe certain, affirme-t-il. Ils m'appellent. J'ai rencontré des personnes du parti conservateur, du NPD. Les dirigeants du Parti vert communiquent avec moi et veulent me rencontrer cette semaine. »

Fernand Thibodeau assure que ses efforts, ces temps-ci, sont concentrés sur les changements demandés au programme d'assurance-emploi. « Je n'ai pas encore dit que je me présentais aux élections provinciales, répète-t-il. Les gens me donnent la main, viennent me parler et sont autour de moi. Je dois vous dire que ça me prend plus de temps à faire mon épicerie dernièrement. Si jamais je me lance, c'est sûr que je vais me "battre la gueule" pour aider les gens dans nos communautés. Les gens veulent que je me présente aux élections. »

Il répète qu'il n'a pas encore pris de décision, mais admet que « la porte est grande ouverte ».

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