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Chiens dangereux : Jocelyn Blondin veut une réévaluation de la réglementation

Dans la foulée de l'attaque d'un enfant de deux ans par un pitbull le 22 juin dernier, le conseiller Jocelyn Blondin a profité de la dernière réunion des élus gatinois avant la pause estivale pour demander à ce qu'on réexamine la possibilité d'interdire les chiens dangereux à Gatineau.

Mathieu Giroux, le père d'un enfant de deux ans attaqué par un pitbull, a interpellé les élus pour savoir ce qu’ils comptaient faire pour prévenir de nouvelles attaques.

Le conseiller Blondin a ensuite demandé à sa collègue Audrey Bureau — qui préside la Commission sur les transports, les déplacements et la sécurité — de revenir sur la recommandation de l’ancienne Commission de la sécurité publique, qui voulait interdire les chiens de type pitbull. Cette recommandation ne s’est jamais concrétisée puisque les membres de la défunte Commission préféraient attendre la nouvelle loi québécoise.

La législation en question, la loi 128, a été sanctionnée le 13 juin dernier. Cette dernière ne prévoit pas l’interdiction pure et simple de chiens de type pitbull. Jocelyn Blondin pense que la Ville doit maintenant décider si elle veut aller plus loin.

Audrey Bureau avait déjà souligné, dans les jours suivant l’attaque, que la Ville prendrait connaissance de la nouvelle loi provinciale et qu’elle modifierait sa réglementation au besoin

« Dans la loi 128, on parle d’évaluation comportementale d’un animal qui aurait manifesté des signes d’agressivité, ce qui n’est pas présentement dans notre réglementation. Donc, il faudra voir s’il y a lieu de faire ces ajustements-là », avait indiqué la conseillère du district d’Aylmer.

Cette dernière a aussi souligné en mêlée de presse que le conseil municipal allait lui aussi se pencher sur la question. Elle a également reconnu que même si le règlement sur les chiens dangereux à Gatineau était assez contraignant, il faudrait améliorer sa mise en application.

Adoption du nouveau règlement sur les matières résiduelles

Les conseillers ont également adopté, mardi, la nouvelle réglementation sur la gestion des matières résiduelles.

Le règlement prévoit une série de mesures visant à réduire la quantité de déchets jetés par les ménages gatinois.

Malgré le report plus tôt ce printemps de certaines mesures, plusieurs changements prévus dans la nouvelle politique vont entrer en vigueur le 15 juillet prochain.

C'est le cas du compostage, qui sera dorénavant obligatoire dans les édifices multilogements. La cueillette des ordures ménagères dans ces édifices s'y fera aux deux semaines, comme c'est déjà le cas pour les résidences unifamiliales.

Les déchets encombrants, comme les meubles et les matériaux de construction, ne pourront plus être jetés aux poubelles.

D'autres mesures, comme la distribution de nouveaux bacs trois fois plus petits que ceux utilisés à l’heure actuelle, la diminution de la fréquence de certaines collectes et l’imposition de frais pour des quantités d’ordures excédentaires, seront plutôt en vigueur en 2019.

Consultations sur l’avenir du bureau de l’ombudsman

Daniel Champagne, qui préside le comité de transition chargé de trouver une solution à la crise qui a secoué le bureau de l’ombudsman au printemps, a annoncé la tenue de deux soirées de consultations citoyennes cet automne.

La première, qui sera surtout une séance d’information, aura lieu le 5 septembre et permettra aux participants de se familiariser avec la démarche.

L’autre rencontre est prévue le 3 octobre et permettra quant à elle aux Gatinois qui le souhaite de déposer un mémoire pour faire valoir leur point de vue sur l’avenir de l'institution.

Le comité de transition, qui entend analyser ce qui se fait ailleurs au Québec, fera ses recommandations par la suite.

D'ici là, Maryline Caron, qui a été nommée ombudsman par intérim le 19 juin dernier, assurera le maintien du service auprès de la population jusqu’en décembre.

Cannabis : Gatineau suivra la réglementation québécoise

Les conseillers ont aussi voté pour que la Ville suive la législation provinciale en matière de cannabis, tel que l’a recommandé la Commission Gatineau, Ville en santé la semaine dernière. Après plusieurs mois de travaux, la Commission a déterminé que le cadre québécois était suffisant et que par conséquent, la municipalité n’avait pas besoin d’ajouter des mesures plus contraignantes.

Gatineau traitera donc le cannabis comme le tabac à certains égards, comme l’interdiction de fumer sur les terrains de la Ville, dans certains parcs fréquentés par des enfants ou encore près des écoles.

La Commission avait aussi recommandé de prévoir une vaste campagne d’information pour mieux expliquer les enjeux liés à la légalisation du cannabis.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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