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Chômage, taxes… de grands défis pour le prochain maire de Saint-Albert

Saint-Albert, en banlieue d'Edmonton, figure souvent au sommet du palmarès des villes où il fait le mieux vivre au Canada. Mais comme ailleurs en Alberta, le chômage a fortement ébranlé la communauté. À moins d'une semaine du changement de garde municipale, trois candidats briguent la succession du maire Nolan Crouse, qui tire sa révérence après 10 ans au pouvoir.

Il y a quatre ans, Saint-Albert figurait en haut du palmarès des meilleurs endroits où vivre au Canada.

Cette municipalité de 64 000 habitants, une des plus fortunées du pays avec un revenu des ménages moyen de 134 000 $, a, elle aussi, été rattrapée par la crise pétrolière.

En 2015-2016, elle a glissé au quatrième rang. Cette année, elle arrive bonne septième au classement du magazine MoneySense.

Son taux de chômage dépasse désormais 8 %, du jamais vu à Saint-Albert.

Pour Cathy Heron, une des trois candidates à la mairie et conseillère municipale depuis sept ans, la solution pour améliorer la situation est de préconiser le développement des petites entreprises de la région.

« Nous avons besoin d'un excellent réseau de transport, de quartiers accessibles à pied, de boutiques familiales plutôt que des grands centres commerciaux », a-t-elle déclaré.

Ses deux rivaux, Malcolm Parker et Cam MacKay, qui ont aussi siégé au conseil municipal, veulent également attirer les entreprises dans leur municipalité.

« Nous pouvons améliorer l'emploi en attirant des entreprises. Heureusement, nous pouvons compter sur nos écoles de qualité et nos logements abordables pour le faire », a affirmé Malcolm Parker.

Cam MacKay, lui, veut faire du boulevard Saint-Albert le premier corridor commercial de la région, faisant parvenir des services aux centres industriels de la municipalité. « Si nous faisons cela, nous attirerons des entreprises », a-t-il dit.

Après le chômage, il y a les taxes

Les habitants de la ville étaient les plus taxés de la province en 2014, selon une étude de l'organisme Smart Towns. Par exemple, la facture annuelle moyenne pour une maison de 450 000 $ s'élève à 4500 $. À Edmonton, ce montant s’élève à 3800 $.

Pour réduire la facture, les trois candidats ont des propositions bien différentes. Cathy Heron veut rendre le transport en commun plus efficace, pour faire des économies au budget et réduire le fardeau des citoyens.

Malcolm Parker veut améliorer l’administration de la Ville pour mieux redistribuer les économies.

Cam MacKay, lui, désire se concentrer sur le développement industriel de Saint-Albert. « Plus il y aura d’entreprises, moins les citoyens seront taxés », a-t-il fait valoir.

Dans une ville où la moitié des habitants est âgée de plus de 50 ans, les trois candidats promettent aussi de ramener de jeunes familles à Saint-Albert.

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