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CHUM : les premiers patients seront accueillis en octobre

PRIMEUR - Le Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) accueillera finalement ses premiers patients au mois d'octobre, a appris Radio-Canada, soit plusieurs mois après la date prévue initialement.

Un texte de Julie Marceau et Marc Verrault

Le président-directeur général du CHUM, le Dr Fabrice Brunet, a confirmé cette information jeudi, en marge d'une conférence intitulée « L'Alliance, un moteur de l'innovation en santé » organisée par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM).

Les patients de l'hôpital Saint-Luc seront les premiers à être réinstallés, suivis graduellement de ceux de Notre-Dame et de l'Hôtel-Dieu.

Cet hiver, le consortium Construction santé Montréal (CSM) avait d'abord estimé que le CHUM serait prêt en 2018 puis, plus récemment, la direction du CHUM avait parlé de l'automne 2017, sans donner plus de précisions. Les premiers patients devaient initialement arriver à la fin du mois d'août 2016.

La prise de possession des clefs le 31 mars dernier a permis à la direction de commencer « l'activation clinique », soit l'installation de l'équipement médical.

« Nous ne pouvons pas recevoir de patients avant que l'activation clinique soit terminée [...] Notre bâtiment sera prêt en septembre. Donc le temps de finir, de se donner quelques semaines pour ne pas avoir de surprises, les premiers déménagements vont se faire à partir d'octobre », explique le Dr Fabrice Brunet.

« On est dans une avance très, très collaborative pour pouvoir livrer un des plus beaux hôpitaux au monde », ajoute le PDG.

Par ailleurs, le Dr Fabrice Brunet assure que tout a été réglé concernant les réclamations auxquelles s'exposaient le consortium et le CHUM en raison des retards qui s'accumulaient. « Nous rentrons parfaitement dans les budgets », dit-il.

Inquiétudes sur « l'Alliance » CHUM-Ste-Justine

Fabrice Brunet prévoit une ouverture graduelle des lits. Le nouveau CHUM aura 772 chambres individuelles. Le personnel devra s'adapter à ce nouvel environnement qui comprend notamment des distances supplémentaires. Le PDG dit comprendre les inquiétudes du personnel, notamment celles des infirmières.

« C'est évident que lorsque vous prenez le même nombre d'infirmières et que vous rentrez dans un environnement beaucoup plus grand, et avec des chambres seules, si nous n'ajustons pas à la hausse [...] ou avec de nouvelles façons de travailler, [...] vous allez avoir des équipes qui s'étirent, s'étirent, s'étirent, qui s'épuisent, et avec des risques pour les patients, ce qui n'est pas acceptable », explique-t-il.

Le PDG se dit confiant pour l'intégration : « Moi ce que j'ai comme perception en tant que PDG de l'Alliance, c'est que ce sont deux organisations qui sont identitairement différentes, mais qui peuvent servir la population en mettant en commun leur savoir-faire, leur savoir-être, leurs connaissances », conclut-il.

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