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Cinq personnes nommées au conseil d’administration d’Hydro-Manitoba 

Le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, a nommé trois femmes et deux hommes de secteurs divers au conseil d'administration d'Hydro-Manitoba. Neuf membres du C. A. de dix personnes avaient démissionné en bloc mercredi.

Nommée présidente du C. A., Marina James souligne que sa priorité sera d’entretenir un dialogue ouvert avec le ministre des Services de la Couronne, Cliff Cullen. Celle qui est également directrice générale de Winnipeg Realtors s'abstient de commenter les propos de ses prédécesseurs démissionnaires.

L’ancien président de l'Association des constructeurs de maisons du Manitoba, Michael Moore, est nommé vice-président. Il est en ce moment consultant à l'Institut du développement urbain du Manitoba.

Les autres nouveaux membres sont : la productrice de cinéma ojibwée Lisa Meeches, la conseillère juridique principale pour Bell Canada Melanie McKague et l’ancien directeur des opérations au centre aéronautique de Southport, Wade Linden.

Brian Pallister doit encore combler quatre sièges. Le député progressiste-conservateur Cliff Graydon, l’unique membre du C. A. qui n'avait pas remis sa démission, continuera d'y siéger.

Le ministre des Services de la Couronne, Cliff Cullen, déclare faire confiance à la capacité des nouveaux membres du C. A. de travailler pour les intérêts fondamentaux de la société d'État.

« Même si nous sommes déçus par les démissions, nous voyons cela comme une occasion de renouvellement [...] et ma priorité sera aussi d'avoir une bonne relation avec le C. A. », affirme-t-il.

Il dit avoir confiance que les nouveaux membres se mettront rapidement à jour des dossiers d’Hydro-Manitoba.

Pour sa part, la grande chef du regroupement de 30 Premières Nations Manitoba Keewatinowi Okimakanak (MKO), Sheila North, déplore que les communautés du Nord ne soient pas représentées à ce nouveau conseil.

En réaction, l'opposition néo-démocrate déclare que le problème n'était pas le conseil d'administration, mais plutôt son patron, soit le premier ministre Brian Pallister.

Réaction des Métis

M. Pallister a déclaré aux médias mercredi qu'il croyait que le C. A. avait démissionné parce que la province n'accepterait pas de payer 70 millions de dollars à la Fédération métisse du Manitoba (MMF) afin que celle-ci ne participe pas aux démarches entourant la construction de la ligne de transmission Minnesota-Manitoba.

Le président de la Fédération métisse du Manitoba, David Chartrand, conseille au premier ministre de prendre le week-end pour réfléchir sérieusement aux relations entre le gouvernement et les Métis, et lui demande à nouveau de s'excuser.

Le député de Saint-Boniface-Saint-Vital à Winnipeg, le métis Daniel Vandal, est d’accord.

« J’étais étonné d'apprendre que le premier ministre Pallister a qualifié la Nation métisse de groupe d’intérêt. Les Métis sont un des peuples fondateurs du Manitoba. Par conséquent, la Nation métisse est titulaire de droits et elle est reconnue par la Constitution en tant que peuple autochtone du Canada », dit-il, en réclamant lui aussi des excuses de la part de Brian Pallister.

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