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Circonscriptions acadiennes : la Nouvelle-Écosse interrompt le redécoupage de la carte

La pression exercée par les Acadiens de la Nouvelle-Écosse a forcé le premier ministre Stephen McNeil à mettre un frein à un projet de loi prévoyant le redécoupage de la carte électorale de la province.

Le projet de loi, déposé il y a à peine deux semaines, avait pour objectif d’apaiser les Acadiens qui sont mécontents de la carte électorale actuelle.

Mais c’est plutôt le contraire qui s’est produit. Les Acadiens de Pubnico, de Clare et de Richmond ainsi que les représentants de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE) soutiennent que la nouvelle carte proposée comporte d’importantes lacunes.

La directrice générale de la FANE, Marie-Claude Rioux, a fait valoir lundi, devant le comité d'amendement des lois de l'Assemblée législative, que certaines dispositions du projet de loi 99 devaient être éliminées, notamment la possibilité de créer des circonscriptions rassemblant des collectivités séparées géographiquement ainsi que l’idée selon laquelle la Chambre doit être composée de 51 sièges, soit le nombre existant à l'Assemblée.

« Pour nous, ces deux dispositions sont simplement inacceptables », a lancé Marie-Claude Rioux.

Mme Rioux a déclaré que son groupe avait d’ailleurs été surpris par l'ajout de ces articles dans le projet de loi. La FANE avait travaillé avec le gouvernement pour rédiger un projet de loi acceptable.

Selon elle, le gouvernement a tenté de tromper la communauté. « Il y a plusieurs exemples dans l’histoire où les Acadiens se sont fait avoir, donc ça explique qu’on pense que ça pourrait être encore le cas. »

« Nous voulons ravoir nos circonscriptions, c’est notre droit », a quant à elle déclaré la directrice de la Société acadienne de Clare, Elaine Thimot, aux politiciens.

Le président du Conseil acadien de Par-en-bas, qui soutient les Acadiens de la région d’Argyle, Norbert LeBlanc, a décrit la fusion de la circonscription d’Argyle avec celle de Barrington comme un cauchemar.

Ces plaidoyers passionnés ont mené à un retrait du projet de loi du gouvernement. Le libéral Chuck Porter a estimé que le projet de loi devait être revu. « La dernière chose qu’on veut c’est de reconduire ce problème pour les 5, 10 ou 15 prochaines années. Nous devons régler ça maintenant. »

Avec les informations de Jean Laroche

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