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Classification des eaux : l'ombudsman du N.-B. critique encore le gouvernement

L'ombudsman du Nouveau-Brunswick, Charles Murray, continue à critiquer le gouvernement provincial d'avoir omis de respecter les règles de classification des bassins versants, en disant qu'il est peut-être temps d'enterrer la réglementation et de passer à autre chose.

En août 2014, tout juste avant l'élection provinciale, M. Murray avait soulevé des préoccupations quant au refus du ministère de l'Environnement de faire appliquer un règlement qui vise à assurer la protection des eaux afin qu'elles puissent servir à la consommation, aux activités récréatives et à la faune, notamment.

« Ce règlement et cette loi ont été salués comme une étape importante vers la protection des bassins versants du Nouveau-Brunswick. Mais cela ne fonctionne que si elle est réellement en vigueur. Pour le moment, il s'agit d'une loi "pour des fins d'affichages seulement". Elle n'a jamais vraiment eu d'impact », a déclaré M. Murray en entrevue à CBC.

M. Murray a rencontré l'Association du bassin versant Nashwaak mercredi soir pour parler de son rapport. Le groupe Nashwaak est l'un des groupes provinciaux qui ont cherché à avoir certaines rivières, ruisseaux et lacs officiellement protégés en vertu de la loi.

L'ombudsman soutient qu'il espérait placer cet enjeu sur le radar politique, car il admet ne pas pouvoir obliger le gouvernement à procéder à des changements.

L'ancien gouvernement progressiste-conservateur de Bernard Lord a adopté la réglementation en 2002. À l'époque, l'ancien ministre de l'Environnement, Kim Jardine, a qualifié le changement d'étape « importante ».

« Le but de la réglementation est de classer les cours d'eau en fonction de la qualité de l'eau, et aussi de protéger ou d'améliorer la qualité de l'eau que nous avons au Nouveau-Brunswick », affirmait alors Mme Jardine dans communiqué de presse daté du 28 février 2002.

Une loi sans dents

Si le gouvernement provincial n'a pas l'intention de suivre la réglementation, M. Murray se demande pourquoi le ministère a mis autant de temps pour apporter de tels changements.

« Je dirais que la chose est morte, mais le fait est qu'elle n'a jamais été en vie », dit-il.

M. Murray a dit que les politiciens ont besoin de comprendre comment aller de l'avant avec la classification des eaux, que ce soit avec la loi actuelle ou encore en trouvant un autre moyen pour atteindre l'objectif.

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