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Climat : « Nous avons des résultats à livrer », dit David Heurtel

Si certains voient dans la Déclaration de Vancouver une façon de remettre à plus tard l'implantation de mécanismes pour lutter contre les changements climatiques, ce n'est pas le cas du ministre de l'Environnement du Québec, David Heurtel.

Un texte de Mylène Crête

« Le chemin parcouru est énorme, note-t-il dans une entrevue aux Coulisses du pouvoir. Il y a six mois, il était très difficile d'avoir une conversation avec le gouvernement fédéral précédent sur les façons de lutter efficacement contre les changements climatiques. »

Les provinces, les territoires et le gouvernement fédéral ont convenu de se rencontrer à nouveau dans six mois après s'être mis d'accord jeudi pour développer un cadre pancanadien de lutte contre les changements climatiques. Ils ne se sont toutefois pas entendus sur un prix unique pour le carbone comme le souhaitait le premier ministre Justin Trudeau.

Même si les discussions n'ont pas encore mené à un plan d'action conjoint, le ministre David Heurtel estime tout de même qu'un pas de géant a été franchi parce que tous les interlocuteurs étaient assis autour d'une même table et qu'ils se sont entendus sur le fait que le Canada doit respecter voire dépasser l'engagement qu'il a pris lors de la conférence de Paris sur le climat.

« L'idée c'est de travailler à 14 et c'est ça l'innovation de la déclaration, explique-t-il. Avant, les provinces faisaient leur possible à l'intérieur de leurs compétences et essayaient de travailler de façon bilatérale, parfois trilatérale et le fédéral faisait son affaire dans son coin. Maintenant, on travaille à 14. C'est sûr que c'est plus lourd. Ça prend plus de coordination, de conversation, de dialogue, mais l'avantage c'est qu'on travaille de façon coordonnée. »

Le Canada s'est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 30 % en deçà du niveau de 2005 d'ici 2030. Une cible difficile à atteindre avec les mécanismes déjà mis sur pied par certaines provinces comme le Québec et la Colombie-Britannique.

Le travail commence

Lors de leur rencontre à Vancouver, les provinces, les territoires et le gouvernement fédéral ont convenu de créer quatre groupes de travail qui leur permettront de discuter des moyens supplémentaires qu'ils peuvent mettre en oeuvre pour aider le Canada à atteindre cette cible.

Au lendemain de la Déclaration de Vancouver vendredi, le ministre Heurtel avait déjà assisté à une réunion pour mettre sur pied les quatre groupes de travail. Il souligne que le Québec entend jouer un rôle de leader. La province participe depuis 2014 à un marché du carbone avec la Californie. L'Ontario et le Manitoba doivent aussi s'y joindre.

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