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Coderre critiqué après avoir écarté des élus de l'opposition de postes clés

Le maire de Montréal, Denis Coderre, rejette les accusations de partisanerie dont il fait l'objet après avoir écarté de deux postes clés le chef de Coalition Montréal, Marvin Rotrand, et le maire du Sud-Ouest, Benoit Dorais, qui s'est récemment joint au parti Projet Montréal.

Un texte de Julie Marceau et Benoît Chapdelaine

Après que M. Dorais eut perdu la présidence du conseil d’agglomération, le conseiller Rotrand s’est vu enlever lundi la vice-présidence du conseil d'administration de la Société de transport de Montréal, où il siégeait depuis 16 ans. Il a estimé que ce geste soulevait des questions sur l'indépendance des administrateurs de la STM.

Marvin Rotrand, seul élu de Coalition Montréal toujours en poste, sera remplacé à la STM par Elsie Lefebvre, qui était membre de son parti jusqu'à ce qu'elle annonce, dimanche, qu'elle siégerait dorénavant comme indépendante.

La disposition du conseil municipal avait été modifiée lundi soir pour placer M. Rotrand avec les autres élus indépendants. Interrogé sur la position de Mme Lefebvre, qui reste proche d’Équipe Coderre dans la salle, le président du conseil municipal, Frantz Benjamin, a expliqué qu’elle y était en tant que « membre associée du comité exécutif ».

C'est la mairesse de l'arrondissement de LaSalle, Manon Barbe, considérée comme une élue indépendante, qui prendra la présidence du conseil d'agglomération à la place de Benoit Dorais.

L'opposition crie à la partisanerie

« Le maire force tout le monde à assister à son pouvoir à travers ses humeurs », a lancé mardi le leader de l'opposition François Limoges, conseiller de Projet Montréal dans Rosemont-La Petite-Patrie, en réaction à ces annonces.

« Ça manque de classe, c'est regrettable », a résumé la chef du parti Vrai Changement pour Montréal, Justine McIntyre, qui avait utilisé le terme « épurage » pour qualifier les décisions du maire, lundi soir, tandis que Projet Montréal évoquait une « purge politique » et un maire « aveuglé par sa partisanerie ». « Il n’y a aucune épuration, a alors répondu Denis Coderre. Le fait que beaucoup de gens ont traversé de ce côté-ci [du côté d’Équipe Coderre], c’est parce qu’ils voyaient qu’on pouvait travailler en concertation. »

« Si on veut être partisan, on va définir le mot partisan », a ajouté Denis Coderre, mardi, en qualifiant au passage ses détracteurs de « directeurs de conscience ».

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