Retour

Combattre la misogynie : Sandra Jansen lance un appel à la législature

Ses premiers mots en ont, sans doute, secoué plus d’un. « Quelle traître salope », lui a-t-on dit sur Twitter et Facebook.

Dans sa déclaration, Sandra Jansen a continué de lire une dizaine de commentaires humiliants et méprisants auxquels elle a fait face :

  • « Vous êtes toutes les deux une honte à l'Alberta », en parlant d’elle et de la première ministre Rachel Notley;
  • « Maintenant, vous avez deux belles blondes stupides dans un parti inconscient »;
  • « Un autre paire de sein qui s’en va au NPD »;
  • « Sandra devrait rester dans la cuisine, là où est sa place »;
  • « Sandra devrait voler avec les corbeaux et se faire tirer dessus »;

La salle, silencieuse, semblait choquée. Mme Jansen souhaitait que les partis, peu importe leur allégeance, se tiennent debout contre les discours haineux envers les femmes en politique.

« Si vous êtes stupéfait par les mots que vous avez entendus ces derniers jours, si vous rejetez la violence et vous savez que le harcèlement est un abus de droit, même s'il est verbal ou en ligne, et même si elle est dirigée contre un adversaire politique, vous devez le condamner », a-t-elle déclaré à la législature.

« Soyons forts et clairs dans notre résolution que, peu importe nos allégeances politiques, nous nous opposons à cela », a-t-elle ajouté.

 Nous devons nous y opposer, s'il vous plaît, ne l'ignorez pas, ne prenez pas le chemin inverse, ne l'excusez pas, parce que nos filles nous regardent. 

Sandra Jansen

Selon elle, les jeunes filles et les jeunes femmes ont bien conscience des défis auxquels sont confrontées les femmes en politique : « Imaginez si nous laissons cela devenir normal? Nos filles renoncent complètement à l'arène politique et ça me fait peur. »

À la suite à sa déclaration, Sandra Jansen s'est assise tandis que le reste des députés se sont levés et l’ont applaudi pendant plus de 20 secondes.

Le saut chez les néo-démocrates

Sandra Jansen s’est jointe au NPD la semaine dernière, neuf jours après qu'elle eut abandonné la course au leadership du Parti progressiste-conservateur (PC).

Depuis, la députée de Calgary-Nord-Ouest, qui a été élue pour la première fois en 2012, est suivie par une unité de protection temporaire.

Elle a quitté la course après avoir prétendu être victime de harcèlement et d'intimidation de la part des bénévoles de la campagne de Jason Kenney lors d'une réunion du Parti PC à Red Deer.

Donna Kennedy-Glans a également quitté la course à la direction, le même jour, laissant quatre hommes comme seuls prétendants à diriger le parti qui a été arraché au pouvoir par le NPD en mai 2015.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Qu'est-ce qui se passe quand tu fais une détox de cellulaire?