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Commissaire à l'éthique : de Santis déplore que l'opposition bloque un donateur libéral

La ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Rita de Santis, a déploré mardi que l'opposition ait bloqué la candidature d'un donateur libéral au poste de commissaire à l'éthique de l'Assemblée nationale.

Mme de Santis a déclaré que ce type d'affiliation politique ne devrait pas empêcher une personne d'aspirer à cette fonction névralgique.

Le mandat de cinq ans du commissaire à l'éthique Jacques Saint-Laurent, nommé en 2010, est échu, mais Mme de Santis a affirmé qu'il est difficile de lui trouver un successeur.

Dans un point de presse, la ministre a expliqué que peu de candidats sont intéressés à exercer cette fonction, parce qu'elle est au centre de la joute partisane.

Appel aux candidats

Mme de Santis en a profité pour lancer un appel aux candidats qui seraient intéressés à lui succéder.

Aux journalistes, la ministre a expliqué qu'une candidature avait été bloquée en raison de son soutien financier au Parti libéral du Québec (PLQ).

Je pense à une personne que je trouvais vraiment fantastique. J'en avais parlé avec l'opposition. La pauvre personne a fait une indiscrétion. Elle a fait un don de 100 $ au PLQ. Ça l'a disqualifiée. Moi, je trouve que ça, c'est triste.

Rita De Santis, ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques

Mme de Santis a expliqué qu'elle n'aurait pas d'objection à ce qu'un donateur à quelque parti politique que ce soit accède à cette fonction.

« Si la personne avait contribué au PQ, je dirais que ce n'est pas là-dessus que je prendrais une décision, pour un 100 $ », a-t-elle dit.

La nomination d'un candidat au poste de commissaire à l'éthique nécessite l'approbation des deux tiers des 125 députés de l'Assemblée nationale.

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