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Commissaire aux affaires autochtones : « On le fait nous-mêmes », dit le maire de Sept-Îles

Quelques jours après la nomination d'une commissaire aux affaires autochtones par la mairesse de Montréal, le maire de Sept-Îles ne voit pas le bien-fondé de créer un tel poste dans la région. Réjean Porlier dit se charger lui-même des relations entre les deux communautés.

Un texte de Jean-Louis Bordeleau

Bien qu'il salue l'initiative de son homologue montréalaise, Réjean Porlier dit inclure les relations avec les autochtones dans ses propres tâches de maire. « Nos relations sont en continu. C'est la raison pour laquelle on ne dédiera pas une personne pour le faire. On le fait nous-même », explique Réjean Porlier, lors d'un entretien avec Radio-Canada.

Alors que la commissaire montréalaise affirme vouloir « créer des ponts », le maire de Sept-Îles considère qu'il y a déjà « des relations depuis fort longtemps ».

Questionné sur la qualité des rapports entre Sept-Îles et le Conseil de bande de Uashat-Maliotenam, Réjean Porlier affirme que les « relations sont très bonnes » et que les communications sont « régulières ».

Il souligne que la Ville de Sept-Îles partage plusieurs services avec le Conseil de bande, notamment la cueillette des déchets, les services d'eau et d'égout et l'accueil de croisières. « La porte est ouverte pour en créer d'autres, des partenariats, si le besoin s'en ressent », ajoute le maire.

Réjean Porlier avoue toutefois percevoir à l'occasion des « barrières » et des « préjugés » parmi ses concitoyens. « On est bien conscient de ça. Les préjugés, il faut continuer de les faire tomber », dit-il.

Parmi les prochaines démonstrations de coopération, le maire cite un sommet prévu en juin sur les autochtones qui vivent en milieu urbain.

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