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Commissaire aux langues officielles: le processus de sélection est relancé

Le gouvernement fédéral relance le processus de sélection d'un nouveau commissaire aux langues officielles, sept semaines après le désistement de Madeleine Meilleur, dont la nomination avait soulevé l'ire de groupes francophones et des partis d'opposition à Ottawa.

Un formulaire de mise en candidature se trouve sur Internet depuis jeudi.

« Les chefs des partis d'opposition ont été informés [jeudi] de la relance du processus. Les groupes qui ont participé aux consultations pancanadiennes [sur les langues officielles] l'an dernier ont été consultés aussi pour qu'ils encouragent des candidats qualifiés à se manifester », confirme Sean Casey, député fédéral de Charlottetown et secrétaire parlementaire de la ministre du Patrimoine canadien.

Un comité de sélection commencera à examiner les candidatures le 16 août.

Les candidats pour le poste de chien de garde des langues officielles lors de la première ronde de sélection, qui avait mené à la nomination controversée de Madeleine Meilleur, seront de facto candidats lors de cette deuxième ronde, à moins qu'ils ne décident de retirer leur candidature.

Par ailleurs, la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, « ne va pas interviewer les candidats » comme elle l'a fait pour quelques finalistes lors de la première ronde de sélection, insiste Sean Casey dans une entrevue à Radio-Canada, vendredi, en marge du dévoilement d'une plaque historique à Scotchfort, à l'Île-du-Prince-Édouard.

Le gouvernement fédéral a mis près de deux mois à relancer le processus de sélection du successeur de Graham Fraser à la suite du désistement de Madeleine Meilleur, juste avant que sa nomination ne soit soumise à un vote du Sénat, le 7 juin.

Nomination controversée

La ministre Mélanie Joly avait pourtant promis de donner rapidement des détails sur la relance du processus de sélection.

La nomination de Madeleine Meilleur, une ancienne ministre libérale de l'Ontario, au poste non partisan de commissaire aux langues officielles avait provoqué une levée de boucliers, notamment en Acadie. Des groupes francophones et les partis d'opposition lui reprochaient d'être trop proche du gouvernement libéral à Ottawa.

Sean Casey a bon espoir de trouver un nouveau commissaire aux langues officielles avant la fin du mandat intérimaire de Ghislaine Saikaley, qui a été prolongé jusqu'au 17 octobre.

Plus de détails à venir.

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