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Commission scolaire du Littoral : le ministre Proulx précise ses intentions

Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, assure que le mandat qu'il a confié à la nouvelle administratrice par intérim de la Commission scolaire du Littoral vise réellement le déménagement des bureaux administratifs en Basse-Côte-Nord et non seulement une étude d'évaluation de l'opportunité et des coûts.

Un texte de François RobertLe maire de Gros-Mécatina et préfet de la MRC du Golfe du Saint-Laurent, Randy Jones, rappelle que ce transfert est réclamé depuis longtemps par plusieurs sur la Basse-Côte-Nord et que c’est la solution qui fait le plus de sens pour beaucoup de gens de la région.

Selon Randy Jones, une fois dépassé Kegaska, la réalité est très différente de celle de Sept-Îles.

Proulx relance le déménagement

Le ministre Sébastien Proulx a confirmé avoir joué un rôle déterminant dans la relance du dossier du déménagement des bureaux administratifs qui était au point mort depuis des années, tout en étant réclamé par plusieurs maires de la Basse-Côte-Nord.

« Je suis ministre de l’Éducation depuis février dernier, rappelle Sébastien Proulx. J’ai eu l’occasion de discuter de ce dossier-là avec bien sûr le milieu, le ministère, avec mon collègue Pierre Arcand qui est ministre responsable de la région. J’étais prêt à faire cheminer le tout, cette proposition. J’ai fait cette proposition au conseil des ministres et voilà c’est entériné. »

Guerre de clochers

Le ministre veut attendre de voir le rapport de l’administratrice par intérim avant d’évoquer une municipalité où les nouveaux bureaux pourraient être situés.

Le préfet de la MRC du Golfe du Saint-Laurent assure que le conseil des maires acceptera le choix du village où seront situés les bureaux administratifs pourvu qu’il soit sur la Basse-Côte-Nord. Il reconnaît par ailleurs qu'il y avait eu une guerre de clochers lorsque le déménagement s'était presque réalisé au début des années 2000.

Statut de la commission scolaire

Le rapport de 2002 recommandait de revoir le statut de la Commission scolaire qui n’a ni commissaire ni taxe scolaire. Le ministre Proulx n’envisage pas pour l’instant de changement de statut.

L’ancien maire de Blanc-Sablon et ancien préfet de la MRC du Golfe du Saint-Laurent, Armand Joncas, croit qu’il est trop tôt pour envisager de changer le statut de la Commission scolaire du Littoral et faire élire des commissaires.

« Nous autres tant qu’on n’aura pas de route terrestre c’est fou de penser d’avoir des commissaires et des affaires de même, soutient Armand Joncas. Juste pour faire des réunions, comment ça va coûter? Donc quand on va être comme les autres commissions scolaires où l’on peut se rejoindre facilement, il n’y a pas de problème à avoir des commissaires. »

Dévoilement du rapport à la fin mars

Le ministre Proulx a refusé de s’engager à rendre public l’ensemble du rapport de la nouvelle administratrice lorsqu’il sera déposé à la fin mars.

« Il est trop tôt pour vous dire que j’aurais dans les mains un rapport qui sera un rapport pour être rendu public, soutient Sébastien Proulx. Dans le fond, ce que l’on demande à l’administratrice c’est de conseiller le gouvernement sur une décision qu’il a prise d’aller de l’avant avec une relocalisation. Alors il y a aura peut-être là-dedans des informations qui ne sont que pour le ministre et/ou le ministère. »

Un rapport de 2002 présentait deux scénarios où le coût du déménagement était évalué entre 12 et 18 millions de dollars. La nouvelle administratrice doit présenter une actualisation de ces coûts dans son rapport.

Selon Randy Jones, il faut calculer les bénéfices aussi pour évaluer les coûts du déménagement.

Armand Joncas se dit convaincu que plusieurs des employés du centre administratif de Sept-Îles pourraient pourvoir des postes vacants dans les autres commissions scolaires de la région s’ils refusent d’aller travailler en Basse-Côte-Nord. Il ajoute que le montant estimé en 2002 pour le déménagement est beaucoup trop élevé.

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