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Comprendre comment le prochain chef du PQ sera élu

On approche du moment où le nom du prochain chef du Parti québécois sera connu. Du 5 au 7 octobre, les 73 236 membres en règle pourront faire leur choix en ligne ou par téléphone. Voici le fonctionnement du mode de scrutin adopté, le vote préférentiel.

Un texte de Mathieu Dion correspondant parlementaire à Québec

Les militants auront à faire trois choix en ordre de préférence, le premier choix étant bien sûr leur candidat préféré parmi Alexandre Cloutier, Jean-François Lisée, Martine Ouellet et Paul St-Pierre Plamondon.

Il y aura d'abord un premier dépouillement. Si un candidat obtient plus de 50 % des voix, le Parti québécois aura son nouveau chef.

Au deuxième tour

Dans le cas contraire, il y aura un deuxième tour. C'est là que les choses se corseront. Le parti éliminera les candidats ayant obtenu le moins de votes ou moins de 10 % des votes. Le deuxième choix des militants ayant voté pour eux sera reporté aux candidatures restantes.

Qu'arrivera-t-il si le deuxième choix du militant est éliminé? Son troisième sera pris en compte. Encore une fois, le candidat ayant plus de 50 % des voix prendra dorénavant la direction de l'organisation qu'ont dirigée René Lévesque et Jacques Parizeau.

Un troisième tour possible?

Oui, comme en fait mention Hugo Lavallée dans cet article sur le revirement dans la course en faveur de Jean-François Lisée. Si cela doit arriver, la candidature avec le moins de voix sera mise de côté et le troisième choix des militants sera réparti sur les deux candidatures restantes. Le nouveau chef sera alors connu.

Sachez toutefois qu'il sera possible de se limiter à une seule candidature.

En 2015, le Parti québécois avait employé un système différent, soit un mode de scrutin à deux tours. Un premier tour se tenait à Québec, au terme duquel les deux premiers candidats allaient être retenus. Puisque Pierre Karl Péladeau avait remporté la majorité des voix, le deuxième tour prévu à Montréal une semaine plus tard n'a jamais eu lieu.

Un mode de scrutin couramment utilisé

Le vote par bulletin préférentiel est employé partout dans le monde. Des municipalités et partis politiques y ont souvent recours.

Les membres du Parti libéral du Canada ont choisi leur chef Justin Trudeau par ce mode de scrutin en 2013. Il a remporté le premier tour avec 80 % des voix.

Au Québec, les libéraux ont eu une façon de faire différente en 2013 avec un vote à deux tours de délégués répartis dans chaque circonscription. Il ne s'agissait donc pas d'un suffrage universel. Philippe Couillard avait obtenu la faveur dès le premier tour; plus de 58 % des délégués s'étaient ralliés à lui. De nombreux membres du parti avaient alors exprimé leur souhait d'utiliser une méthode différente la prochaine fois.

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