Retour

Conflit avec les enseignants : Le premier ministre de la N.-É. assure qu'il n'y a pas de dissension dans son parti

Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, assure qu'il n'y a pas de dissension au sein du Parti libéral au sujet du conflit avec les enseignants.

Les enseignants ont annoncé la semaine dernière qu’ils feraient la grève du zèle dès le lundi 5 décembre.

La ministre de l’Éducation, Karen Casey, a répliqué à leur moyen de pression en fermant les écoles lundi et en annonçant le dépôt d’un projet de loi leur imposant des conditions de travail. Le gouvernement n’a finalement pas déposé le projet de loi en question.

Des députés libéraux, qui étaient demeurés silencieux sur le sujet lundi, ont exprimé depuis un certain malaise avec la position du gouvernement.

Indécis

Le député de Cape Breton Centre, David Wilton, appuyait la fermeture des classes lundi, pour assurer la sécurité des élèves dans l’éventualité d’une grève du zèle. Mais il est moins catégorique sur la pertinence d’imposer des conditions de travail aux enseignants.

« C’était une avenue qui permettait de ramener les parties à la table des négociations », dit-il. Aurait-il voté pour le projet de loi? « On ne sait jamais ce qui peut se passer. »

Le député de Hants West, Chuck Porter, refuse aussi d’indiquer comment il aurait voté si le projet de loi avait été présenté en chambre. « On l’aurait examiné comme on le fait pour tous les autres », dit-il. « J’aurais écouté les débats et j’aurais voté en conséquence. »

Discussions normales

Le premier ministre Stephen McNeil estime qu’il est normal que les membres du caucus puissent exprimer leurs préoccupations, mais il ne croit pas qu’il s’agisse de dissension.

« Les députés auraient approuvé la législation parce qu’il est question d’assurer la sécurité des enfants », affirme Stephen McNeil. « On ne s’entend pas toujours sur tout, mais ils approuvent la position que le gouvernement a prise dans ce dossier. »

Assurer la sécurité des écoliers

Selon Stephen McNeil, le projet de loi n’avait pas pour objectif premier d’imposer un contrat de travail aux enseignants. Il affirme qu’il s’agissait surtout d’un outil qui devait assurer que les enseignants assurent la sécurité des élèves à l’école.

« Le point de friction, c’est que les directeurs d’écoles ne savaient pas ce qu’ils pouvaient faire s’ils s’en tenaient à la lettre de la convention collective, dans le cadre d’une grève du zèle. Cette question est réglée », dit le premier ministre.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un pilote frôle le sol





Rabais de la semaine