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Conseil de la fédération : les premiers ministres « déçus » du boycottage autochtone

Le Conseil de la fédération est sur le point de s'ouvrir sur fond de discussion économique à Edmonton, mais ce qui a retenu l'attention lundi, c'est plutôt le boycottage de certains leaders autochtones.

Un texte de Nicolas Pelletier

En marge d’une rencontre avec des leaders autochtones à laquelle les représentants de l’Assemblée des Premières Nations (APN), du regroupement inuit Tapiriit Kanatami (ITK) et du Ralliement national des Métis (RNM) ont refusé de participer, certains premiers ministres se sont dits déçus de leur absence.

« Trois leaders autochtones nationaux qui ont affirmé l’importance de discuter de l’engagement des leurs avec les premiers ministres ont maintenant décidé de ne pas s’engager », s’est désolé Brad Wall, premier ministre de la Saskatchewan.

« Nous en profitons pour discuter de questions comme les infrastructures dans les réserves, a poursuivi le premier ministre saskatchewanais, le décalage entre le niveau d’éducation des jeunes dans les réserves par rapport au reste de la population et, surtout, de l’Enquête [nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées]. »

Peu de temps après la déclaration de Brad Wall aux médias, la présidente du Conseil et première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, a aussi fait référence aux questions qui doivent être abordées dans la rencontre avec les leaders autochtones.

Plus tard dans la journée, Rachel Notley est revenue sur le sujet avec à ses côtés deux représentants autochtones présents à la rencontre et Brian Gallant, premier ministre du Nouveau-Brunswick.

Brian Gallant l’a soutenue, ajoutant que « tous les premiers ministres veulent continuer à travailler avec [ces organisations] ».

Robert Bertrand, le président du Congrès des peuples autochtones (CAP) du Canada, une des cinq organisations nationales de représentation autochtone reconnue par le gouvernement fédéral, estime que présence à la rencontre a été bénéfique pour son assemblée.

Même s'il voudrait aussi que les organisations autochtones aient leur place à la table des discussions du Conseil de la fédération, il a choisi d’assister à la rencontre avec les premiers ministres, car « il y aura certainement des problèmes à régler dans le futur et nous saurons à qui nous adresser ».

En outre, Robert Bertrand n'a pas voulu commenter l'absence des trois organisations autochtones nationales dissidentes, mais considère que la rencontre fut « une excellente façon d’en parler et de résoudre des problèmes ».

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