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Conseil de la fédération : siège vide pour la Colombie-Britannique

Le siège de la Colombie-Britannique sera vide lors du Conseil de la fédération qui se tient à Edmonton jusqu'à mercredi, alors que le premier ministre désigné John Horgan et son cabinet seront assermentés mardi à Victoria.

Un texte de Nahila Bendali

Après plusieurs semaines d’incertitude politique dans la province, le nouveau gouvernement néo-démocrate sera officiellement en place après son assermentation qui se déroule en même temps que la rencontre des premiers ministres provinciaux et territoriaux. John Horgan ne sera donc pas présent durant cette rencontre.

« Il serait arrivé dans une position de faiblesse par rapport aux autres premiers ministres qui sont déjà bien en selle. On peut comprendre cette décision de John Horgan de ne pas être là, croit le professeur en science politique à l’Université de l’Alberta, Frédéric Boily. John Horgan doit penser à former son cabinet et prendre la direction du gouvernement, et le Conseil de la fédération n’est probablement pas l’une de ses priorités », ajoute-t-il.

Éviter Trans Mountain?

L’absence de John Horgan va également éviter une confrontation avec son homologue albertaine Rachel Notley sur le dossier du pipeline Trans Mountain de Kinder Morgan.

Le Nouveau Parti démocratique de la Colombie-Britannique qui a signé une alliance avec le Parti vert provincial s’oppose à ce pipeline, tandis que les néo-démocrates albertains sont en faveur de l’expansion de Trans Mountain.

Rachel Notley ne veut toutefois pas envenimer le débat, croit Frédéric Boily, surtout que le gouvernement minoritaire britanno-colombien risque d’être instable, et des élections sont possibles plus tôt que tard. Le gouvernement albertain se contente de réaffirmer son appui au pipeline et de répéter que la Colombie-Britannique n’a pas de droit de veto sur ce dossier, souligne le professeur.

D’autres crises, comme celle du fentanyl ou du bois d’œuvre, pourraient retenir l’attention du premier ministre de la Colombie-Britannique plutôt que la question des pipelines, estime Frédéric Boily. Si l’assermentation avait eu lieu plus tôt, rendant la présence de John Horgan possible, le premier ministre aurait pu discuter de ces sujets avec ses homologues, explique le politologue. « Évidemment, là, il aurait fallu gérer le dossier Trans Mountain, mais d’un autre côté [John Horgan] aurait pu trouver des alliés avec d’autres provinces », comme le Québec et l’Ontario, selon lui.

Malgré l'absence d'un premier ministre britanno-colombien, des fonctionnaires de la province seront présents et pourront résumer les discussions à John Horgan.

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