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Contrôle d'identité obligatoire pour rencontrer Stephen Harper

Photo : ICI Radio-Canada/Christian Noël

La bulle bleue qui protège Stephen Harper durant la campagne électorale sera plus imperméable que jamais. Tous les partis exercent un certain contrôle sur les interactions de leur chef avec le public. Mais cette année, les conservateurs ont repoussé les limites et vont contrôler l'identité de chacune des personnes qui assistent aux événements partisans.

Un texte de Christian Noël

Un discours de Stephen Harper, c'est comme un concert rock : pas facile d'obtenir des billets.

Photo : ICI Radio-Canada/Christian Noël

« Je suis parmi les chanceux », raconte Anderson, un des 300 militants conservateurs d'Ajax venus assister au discours de leur chef. « Il a fallu que je m'enregistre sur le site du parti trois jours à l'avance. Puis, on a confirmé ma présence en m'envoyant un billet personnalisé avec mon nom et un code-barres. »

Photo : ICI Radio-Canada/Christian Noël

Le jour de l'événement, l'authenticité du billet est validée par un lecteur optique. On vérifie à nouveau que votre identité correspond bien au nom sur le billet. Puis, on vous donne un bracelet en papier (comme sur la photo suivante), que vous devez porter tout au long de l'événement.

Photo : ICI Radio-Canada/Christian Noël

Ce sont des mesures de sécurité et de contrôle jamais vues dans une campagne électorale canadienne.

Les membres des médias aussi sont surveillés de près. Leur équipement doit passer un contrôle de sécurité, avec chiens renifleurs, avant de pouvoir assister à l'événement.

Photo : ICI Radio-Canada/Christian Noël

Et une fois à l'intérieur, ils sont confinés à une zone précise, délimitée par un ruban jaune. Ces deux dernières mesures ne sont pas en place spécialement pour les élections : c'est la procédure de sécurité habituelle pour tous les événements du premier ministre, mise en place par la GRC.

Photo : ICI Radio-Canada/Christian Noël

Les agents de la GRC s'occupent aussi de protéger les chefs des autres partis durant la campagne. Les néo-démocrates, les libéraux et les bloquistes contrôlent aussi les interactions de leur chef avec le public.

Cela n'atteint pas le même degré qu'avec les conservateurs, cependant, comme ce fut le cas lors de la visite de Thomas Mulcair à la ferme cette semaine.

Photo : ICI Radio-Canada

Le chef libéral, Justin Trudeau, lui, serrait des mains et prenait des égoportraits avec les spectateurs au défilé de la fierté gaie de Vancouver, dimanche.

Photo : ICI Radio-Canada

Les conservateurs ont décidé de prendre des mesures exceptionnelles pour éviter les erreurs de la dernière campagne.

Lors des élections de 2011, Stephen Harper avait dû s'excuser après que les conservateurs eurent expulsé des spectateurs (lors de visites à London, Guelph et Halifax, notamment) dont les profils Facebook semblaient favorables aux autres formations politiques.

Cette année, tout le monde sera trié sur le volet, avertit le porte-parole conservateur Kory Teneycke. « À un événement pour les militants, les spectateurs seront des militants, ça me semble évident. Si c'est une soirée pour les bénévoles, vous devrez être bénévoles. Si le premier ministre visite une boulangerie, vous devrez être un client. »

Photo : ICI Radio-Canada

Kory Teneycke assure que toutes ces mesures ne vont pas empêcher le chef conservateur de rencontrer des citoyens ordinaires.

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