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Coup dur pour les libéraux à un mois de la campagne électorale

Les départs de ministres de la vie politique surviennent à tout moment, pour toutes sortes de raisons, mais l'annonce de Tracy McCharles et de Michael Chan de ne pas être candidats à la prochaine élection, à quelques semaines du déclenchement de la campagne, pourrait faire mal au parti.

Une analyse de Claudine Brulé

Michael Chan sera une grande perte pour les libéraux. Comme ministre du Commerce international et ministre de l'Immigration, il n'a pas été particulièrement visible ou influent (à tout le moins auprès de la presse).

Mais l'homme est bien connu dans sa circonscription de Markham-Unionville, où il a été élu la première fois en 2007, et réélu avec plus de 50 % des votes.

Il est aussi et surtout une figure importante au sein de la communauté sino-canadienne.

M. Chan était également connu pour sa capacité à amasser beaucoup d'argent pour le parti libéral, entre autres auprès de la communauté sino-canadienne.

S'il avait annoncé son départ il y a quelques mois, il aurait pu aider son successeur, le futur candidat libéral pour sa circonscription, à se faire connaître, à établir des contacts, pour aider le parti à maintenir des relations étroites avec les communautés.

Des circonscriptions ciblées par les progressistes-conservateurs

Surtout que les circonscriptions de la banlieue de Toronto sont des zones ciblées par les progressistes-conservateurs pour la prochaine élection.

C'est dans cette banlieue aussi que se trouve la circonscription que représente l'autre ministre démissionnaire, Tracy MacCharles : Pickering-Scarborough Est (qui partage une frontière avec Scarborough-Rouge River, passée aux mains des progressistes-conservateurs lors d'une élection partielle en 2016).

Qui plus est, si Michael Chan et Tracy MacCharles avaient annoncé il y a quelques mois qu'ils n'étaient pas candidats à l'élection (comme l'ont fait les ministres Brad Duguid, Deb Matthews et Liz Sandals à l'automne dernier), ils auraient permis à Kathleen Wynne de promouvoir d'autres députés d'arrière-ban aux postes de ministres, leur donnant plus de visibilité avant l'élection.

C'est ce que la première ministre a fait par exemple en faisant entrer Harinder Mali et Daiene Vernile au Conseil des ministres en janvier dernier­.

Tracy MacCharles n'a pas non plus été à l'avant-scène dans le conseil des ministres de Kathleen Wynne, mais elle apportait un point de vue important dans les conversations : celui d'une personne qui vit avec un handicap.

Si le public ne connaissait pas bien leurs noms, les départs des deux ministres MacCharles et Chan auront des répercussions. N'oublions pas que les ministres en postes ont souvent une longueur d'avance face aux nouveaux candidats.

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