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Course à la direction du NPD : des candidats potentiels en réflexion

Au lendemain d'un congrès où les militants néo-démocrates ont été clairs dans leur volonté de changer de chef, ceux qui sont perçus comme des candidats potentiels estiment qu'il est trop tôt pour décider s'ils brigueront la succession de Thomas Mulcair. Cela n'empêche pas certains d'entre eux d'admettre qu'ils y réfléchissent.

C'est le cas de Nathan Cullen, qui a été l'un des plus ouverts à avouer son intérêt. « J'y pense, j'en parle à mes amis et à ma famille d'abord », a indiqué le député de Skeena-Bulkley Valley, en Colombie-Britannique. Il avait terminé troisième lors de la course à la direction de 2012, et sa candidature avait suscité beaucoup d'enthousiasme.

« C'est le genre de question à laquelle je ne réponds pas », a pour sa part déclaré le député de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques, Guy Caron, encore sous le choc de la décision des militants. « Je n'ouvre pas [la porte], mais je ne la ferme pas », a-t-il cependant ajouté.

D'autres députés dont les noms ont été évoqués comme candidats potentiels ont trouvé la question prématurée.

« On n'en est vraiment pas rendu là », a ainsi répondu le député de Rosemont-La Petite-Patrie, Alexandre Boulerice, sur les ondes d'ICI RDI. « Il reste encore plusieurs semaines, plusieurs mois de réflexion et de discussion à avoir », a-t-il dit.

Même son de cloche du côté de Paul Dewar, ex-député d'Ottawa-Centre, qui s'était lui aussi porté candidat en 2012. « Ce n'est pas quelque chose à laquelle on pense pour le moment. Nous avons deux ans. Nous allons réfléchir sur ce qui s'est passé et nous verrons pour la suite », a soutenu M. Dewar, un pilier du parti emporté par la vague libérale lors des dernières élections.

Le député de Burnaby-New Westminster, en Colombie-Britannique, Peter Julian, a également affirmé que la formation avait besoin d'une « période de réflexion ».

Celui qui, en 2012, avait terminé deuxième derrière Thomas Mulcair, Brian Topp, a pour sa part annoncé sur sa page Facebook qu'il ne tenterait pas sa chance une seconde fois.

Une longue liste de candidats éventuels

Les analystes ont également évoqué les noms de Niki Ashton, députée de Churchill-Keewatinook Aski, au Manitoba, et des anciennes députées Megan Leslie et Peggy Nash.

Deux autres candidats éventuels portant des noms de famille célèbres ont été soulevés : Avi Lewis et Mike Layton.

Le premier, à l'origine du manifeste Un bond vers l'avant, qui a divisé le parti au cours de la fin de semaine, est le fils de l'ancien chef du NPD ontarien Stephen Lewis. Le deuxième, conseiller municipal de Toronto, est le fils d'une figure mythique du parti, le défunt Jack Layton, qui avait réussi à faire de sa formation l'opposition officielle en 2011.

Dimanche, lors du congrès du NPD à Edmonton, 52 % des militants ont demandé une course à la direction, montrant ainsi la porte à leur chef. La décision des membres a été accueillie difficilement par plusieurs membres de la députation québécoise.

La formation aura jusqu'à deux ans pour sélectionner un nouveau dirigeant.

M. Mulcair ne s'est pas présenté aux Communes lundi. Mais à une ou deux exceptions près, ses collègues députés étaient prêts à le garder comme chef, en attendant la désignation de son successeur.

Tous ont vanté son talent à réclamer des comptes au gouvernement, par la voie de la période quotidienne des questions. La majorité de ceux qui ont donné leur avis sur la question veut qu'il continue à les diriger à la Chambre.

Alexandre Boulerice a par exemple vanté ses « qualités de bagarreur » et « de parlementaire ». « C'est un atout parlementaire dont on va être très, très fier », a-t-il soutenu, soulignant que c'est à Thomas Mulcair que reviendrait la décision de rester en poste ou non le temps que la formation désigne son successeur.

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