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Course à la direction du Parti conservateur : quel rôle pour le Québec?

Les 13 candidats à la succession de Stephen Harper vont s'affronter ce soir à Québec dans un débat qui se déroulera en français. Il s'agit d'une première dans cette course à la direction où le Québec pourrait jouer un grand rôle.

Un texte de Raphaël Bouvier-Auclair

À la radio CJMD de Lévis, la course à la direction du Parti conservateur est un sujet qui revient fréquemment. Au moins deux fois chaque semaine.

Le directeur général de la station et animateur de l'émission du retour à la maison, Guillaume Ratté-Côté, se réjouit de la présence de deux candidats québécois, Steven Blaney et Maxime Bernier.

Selon lui, sans cette participation, la lutte serait bien moins intéressante au Québec.

Pour intéresser les Québécois à la politique fédérale, si tu mets des candidats unilingues qui débattent en anglais, ils vont se sentir exclus.

Guillaume Ratté-Côté, directeur général de la station CJMD, à Lévis

Un poids important

Le poids décisionnel du Québec dans cette course à 13 candidats est assez important.

Pour l'élection d'un nouveau chef, chaque circonscription au Canada va représenter un poids égal. Au Québec, on compte 78 circonscriptions sur un total de 338 au Canada.

Mais l'appui des Québécois est loin d'être gagné d'avance pour les candidats originaires de la province.

La preuve : la semaine dernière, 4 des 12 députés québécois se sont ralliés à Andrew Scheer, un candidat saskatchewanais.

L'importance des membres

Gilles Bernier, le père du candidat beauceron Maxime Bernier, se laisse peu impressionner par les appuis de députés.

Celui qui a longtemps été député progressiste-conservateur de Beauce rappelle que ce sont les membres qui joueront un rôle décisif.

Regardez le dernier congrès péquiste. Il y avait beaucoup de députés qui appuyaient un candidat, c'est l'autre qui est rentré.

Gilles Bernier, ancien député progressiste-conservateur de Beauce

Maîtriser ou non le français?

Pour Gilles Bernier, une chose est claire. La maîtrise du français va jouer un rôle majeur au Québec dans le choix du chef.

Cette capacité linguistique a été mise à l'épreuve par les candidats lors du dernier débat bilingue à Moncton en décembre.

La maîtrise du français des aspirants à la direction du Parti conservateur sera testée encore davantage à Québec. Lors de ce débat, les 13 candidats auront 50 secondes pour répondre à chacune des questions, liées notamment au fardeau fiscal, à la sécurité et à la défense.

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