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Crise au Bloc québécois : une histoire qui se répète

Les sept membres démissionnaires du Bloc québécois songent à fonder leur propre parti. Pour l'ancien député du Bloc québécois, Jean-François Fortin, il y a un sentiment de déjà-vu. Il a lui-même fondé une formation politique après avoir quitté le parti souverainiste avec fracas il y a quelques années, ce qui lui laisse croire qu'il y a peu d'espoir pour l'avenir d'un nouveau parti dans les conditions actuelles.

Un texte de Jean-François Deschênes

Le cofondateur de Forces et démocratie souligne que pour créer une nouvelle association, il doit y avoir une « effervescence sociale autour d'une idée ». Ces conditions qui ne semblent pas réunies dans le cas des députés démissionnaires à Ottawa. Il doit y avoir un « mouvement de fond [pour] s’insérer dans une dynamique sociale qui permet à ce nouveau parti de trouver un espace public » dit-il.

Il comprend la décision des démissionnaires pour avoir vécu les mêmes divergences de points de vue avec l'organisation « Les députés ont quitté [le Bloc québécois] parce que présentement, on leur demandait de la compromission, c’est-à-dire de trahir des valeurs fondamentales. Alors, c’est une bonne chose pour eux de quitter [le parti]. »

Aussi, il croit qu'un nouveau parti peut difficilement survivre en même temps que le Bloc québécois, car ça créera une division du vote. « Advenant le cas où Mme Ouellet décide de persister et de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions, nécessairement, il y aura une division du vote qui va engendrer une radiation probablement du Bloc québécois qui va être officialisé et également le fait que le nouveau parti puisse avoir de grandes difficultés à faire élire des candidats. »

Mais pour lui, la vraie réponse sera donnée aux prochaines élections.

Problèmes internes du Bloc

Pour Jean-François Fortin, le Bloc québécois aurait dû régler ses problèmes internes il y a bien longtemps, notamment, lors de la défaite cuisante de 2011 où seulement 4 députés ont été élus, dont lui.

L'ex-député résume le conflit au sein du parti en deux visions qui s’opposent : un premier groupe prône l'indépendance à tout prix, dit-il, et le second veut défendre les intérêts du Québec à Ottawa.

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