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Crise du verglas : les municipalités n'étaient pas prêtes constatent les maires

Plusieurs maires de la Péninsule acadienne estiment que les municipalités doivent mieux se préparer aux catastrophes naturelles. Réunis à Fredericton pour une rencontre de l'Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick, les maires ont aussi été unanimes à dire qu'il fallait améliorer la coordination régionale des mesures d'urgence.

La plupart des municipalités avaient un plan de mesures d’urgences lorsque la crise du verglas a éclaté, mais certains maires admettent que le leurs plans n’avaient pas été revus depuis quelques années ou n'avaient jamais été mis en pratique.

« Nous, on l'avait adopté en 2015 [le plan de mesures d’urgence], mais on ne l'a pas retravaillé, et puis on ne se l'est pas approprié », reconnaît Anita Savoie Robichaud, mairesse de Shippagan. Elle promet toutefois que « ce sera fait » à l'avenir.

Pour des municipalités comme Grande-Anse où il n’y avait carrément pas de plan, l’administration assure qu’une procédure sera élaborée.

« On s'est quand même bien débrouillés, mais si on avait eu un plan de mesures d'urgence, on aurait été beaucoup plus efficaces », reconnaît Réginald Boudreau, président du Forum des maires de la Péninsule acadienne.

 On s'aperçoit que du papier, lorsqu'il arrive une catastrophe semblable, c'est pas toujours efficace!

Yvon Godin, maire de Bertrand

Le constat que fait le maire de Saint-Léolin, Mathieu Chayer, concerne davantage le manque de coordination régionale.

« Il y a quand même du travail à faire, par exemple avec la Croix Rouge et avec les autres municipalités », avance-t-il.

Le maire de Saint-Léolin estime que l'organisation des mesures d'urgence devrait avoir plus qu'un seul coordonnateur pour s'occuper de toute la région.

D’après le reportage de Michel Corriveau

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