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Critères trop resserrés pour l'aide gouvernementale aux parents d'enfants lourdement handicapés?

Isabelle Landry de Val-d'Or est mère d'une fille lourdement handicapée. Elle ne sait pas si elle va recevoir de l'argent ou non. Elle s'inquiète d'autant plus que son enfant doit être assisté au quotidien. « On ne sait pas vraiment si notre enfant peut rentrer dans les critères admissibles, dit-elle, parce qu'il y a une maman [dont] l'enfant est sous gavage, puis il n'est même pas admissible. Même moi, je me demandais si mon enfant est admissible, même si elle a plein de problématiques, c'est comme impensable-là. »

Mélanie Cossette de Rouyn-Noranda, aussi mère d'une fillette lourdement handicapée, a dû cesser de travailler pour prendre en charge son enfant. Elle affirme que quelques parents ont déjà reçu l'aide et d'autres n'ont pas été contactés. Elle craint que le resserrement des critères d'admissibilité en vienne à exclure une bonne partie d'entre eux. « Ils ont resserré les critères de ce qu'est un enfant lourdement handicapé. Ce que ça fait, c'est qu'il y a beaucoup de parents qui deviennent non admissibles. Certains commencent à recevoir la subvention, d'autres ont été refusés, d'autres ne savent même pas encore avec les nouveaux critères si leur enfant va pouvoir rentrer dans ce nouveau programme-là. Donc, il y a beaucoup d'inquiétudes, puis c'est vrai que c'est touchant », mentionne-t-elle.

La Coalition avenir Québec a interpellé, hier, le gouvernement afin qu'il assouplisse les critères d'admissibilité à ce programme. Le ministre de la Famille, Sébastien Proulx, a répondu que son gouvernement avait « une immense sensibilité » à l'égard des parents d'enfants lourdement handicapés. Il a toutefois prévenu qu'il n'y aurait pas d'argent « pour tout le monde ».

Selon des données obtenues par Radio-Canada, seulement 10 % des demandes traitées jusqu'ici ont reçu une réponse.

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