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Critiques du RTC : Labeaume suggère à Gosselin d’être « prudent »

Le maire Labeaume a haussé le ton lors du conseil municipal lundi soir, en accusant l'opposition de manquer de « vision » en s'attaquant au Réseau de transport de la capitale (RTC).

Un texte d'Olivier Lemieux

« C’est épouvantable ce qu’il fait là », s’est emporté Régis Labeaume en accusant le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, de s’attaquer à la « crédibilité » des administrateurs du RTC.

En marge du conseil municipal, le parti d’opposition a convoqué les médias pour dénoncer la construction en 2015 d’un abribus au coût de 750 000 $ à l’intersection de la 41e rue et de la 1ere avenue.

Des travaux de 200 000 $ afin de rénover un local de service comprenant une toilette destinée aux employés sur la rue de Marly ont aussi été dénoncés.

Jean-François Gosselin ne s’est pas non plus gêné pour remettre en question l’achat d’un premier midibus hybride au coût de 783 600 $.

Afin de faire la lumière sur ces dossiers, le chef de l’opposition demande au vérificateur général (VG) d’enquêter.

« C’est malhonnête et c’est dangereux, a répliqué Régis Labeaume. Soyez ben ben prudent. »

Politique de « bas étage »

Le vice-président au comité exécutif Jonatan Julien n’a pas mâché ses mots, accusant le chef de l’opposition de faire de la « politique de bas étage ».

Pour le président du RTC, Rémy Normand, Jean-François Gosselin fait preuve « d’ignorance crasse » dans le dossier. L’abribus au coin de la 41e rue et de la 1ere avenue est le plus cher du réseau, mais aussi le plus gros.

Il offre un espace intérieur tempéré de 26 mètres carrés aux usagers en plus d’une marquise de 140 mètres carrés pour protéger des intempéries.

Quant au local de service rénové rue de Marly, le déplacement d’infrastructures souterraines a fait bondir la facture.

Rémy Normand se dit prêt à rencontrer les membres de l'opposition afin de leur expliquer ce qu'implique la gestion d'une « business » comme le RTC.

« Ça fait deux fois que j’invite le chef de l’opposition et les autres membres indépendants à venir faire une visite », précise-t-il.

Gosselin persiste et signe

Jean-François Gosselin n’a pas paru ébranlé par les tirs nourris de ses adversaires.

« Un abribus à 750 000 $, c’est beaucoup trop cher. Tout le monde sait ça », a-t-il martelé.

Selon lui, il y a pleinement matière à demander une enquête du VG et le maire de Québec devrait l’appuyer.

« S’il n’a rien à cacher, c’est quoi le problème? » demande-t-il.

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