Retour

Culture du cannabis à domicile : le Manitoba campe sur ses positions

Au milieu du débat national concernant la possibilité de laisser aux Canadiens le choix de faire pousser jusqu'à quatre plants de cannabis dans leurs logements, le Manitoba réitère son opposition au projet et se dit prêt à « se défendre » si nécessaire.

Dans le bras de fer politique qui entoure la légalisation du cannabis au Canada, le Manitoba continue de cultiver sa différence.

La province a déjà fait savoir que l’âge légal de consommation était fixé à 19 ans, quand il est de 18 ans en ce qui concerne la consommation d’alcool.

En ce qui concerne la culture possible de marijuana à domicile, que le premier ministre Justin Trudeau veut voir s’appliquer à travers tout le pays, le gouvernement manitobain, allié à celui du Québec, réaffirme son veto.

Dans un entretien accordé à l’émission Power & Politics de CBC, Brian Pallister a maintenu que, « compte tenu de la relative nouveauté du produit et du modèle de distribution », il était « sage d’interdire la culture de cannabis à domicile ».

« C’est ce que nous allons faire, peu importent les conséquences », a poursuivi M. Pallister, expliquant que cette décision était prise en vertu du principe de précaution.

« Nous avons consulté les forces de l’ordre, nous avons consulté les sociétés de gestion d’immeubles, les sociétés immobilières et les militants communautaires et le consensus est d’être prudent, a-t-il précisé. Le cannabis sera accessible de manière légale. Le cultiver est une autre affaire. »

« Du ressort de chaque province », dit la ministre de la Justice

De son côté, la ministre de la Justice du Manitoba, Heather Stefanson, s’est exprimée sur les répercussions légales de cette décision.

« Nous sommes persuadés que [le choix] est du ressort de chaque juridiction provinciale, c’est même indiqué comme tel sur le site Internet du gouvernement du Canada », a-t-elle indiqué. Selon elle, cette décision est justifiée par le risque que cela ferait courir aux enfants et aux animaux domestiques.

« Nous défendrons notre position juridique si nécessaire », a ajouté Mme Stefanson, sans préciser si le Manitoba irait jusqu’à plaider sa cause devant la Cour suprême du Canada, si le cas se présentait.

Avec des informations de Sean Kavanagh

Plus d'articles

Vidéo du jour


Un gros chien fait des vagues en apprenant à nager





Rabais de la semaine