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D'ex-députés de la vague orange se recyclent au municipal

Ils ont perdu leur siège de député fédéral, mais pas leur envie de faire de la politique. Quatre anciens députés du NPD élus lors de la vague orange de 2011 se présentent aux élections municipales dans la région de Montréal.

Un texte de Thomas Gerbet

L'élection municipale québécoise est la première occasion offerte aux anciens députés NPD de retrouver un siège d'élu. En 2015, avec la victoire des libéraux de Justin Trudeau, les néo-démocrates avaient perdu 42 de leurs 58 députés élus en 2011 au Québec.

« C'est mon amour pour ma ville natale qui m'a motivé, explique Jamie Nicholls, candidat à la mairie d'Hudson, en Montérégie, et ancien député NPD de Vaudreuil-Soulanges (2011-2015). Mon expérience en tant qu'élu me donne un avantage », croit-il.

« Maintenant que je suis nouvellement papa, c’est clair que mes priorités ont changé, dit Hoang Mai, candidat à la mairie de Brossard et ancien député NPD de Brossard–La Prairie (2011-2015). Je réalise que les enjeux municipaux nous touchent au quotidien. »

Tous affirment préférer la politique municipale, même s'ils sont bien conscients qu'ils ne retrouveront pas leur salaire annuel de député fédéral de 163 700 $.

« J'ai toujours aimé davantage la politique municipale, car elle est plus proche des gens », explique François Pilon, candidat à un poste de conseiller pour le Parti Laval. De 2011 à 2015, il était député NPD de Laval–Les Îles. Avant d'être élu député, il était fonctionnaire de la Ville de Laval depuis une trentaine d'années. Un poste qu'il a conservé grâce à un congé sans solde durant son passage à Ottawa et qu'il a récupéré par la suite, jusqu'à sa retraite en 2016.

La candidate à la mairie de Longueuil, Sadia Groguhé, a également été élue lors de la vague orange de 2011, puis défaite en 2015. Elle représentait la circonscription Saint-Lambert qui inclut une partie de Longueuil. Durant la campagne, elle met de l'avant son expérience de conseillère municipale, lorsqu'elle vivait en France. « C'est donc tout naturellement que j'ai pris la décision de renouer avec ce palier politique », explique-t-elle.

Un autre ancien député de la vague orange, Jonathan Tremblay, avait envisagé de se présenter aux élections municipales à Beaupré, dans la région de Québec, mais il a renoncé. « La politique, ça draine beaucoup d'énergie et je n'ai pas retrouvé toute mon énergie encore. Si je me présente je veux être à 100%. »

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