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Dans la tête d’un militant du Parti québécois

C'est la dernière semaine de la course à la direction du Parti québécois. Une course aux allures de marathon, puisqu'elle a commencé il y a cinq mois, avec la démission inattendue de Pierre Karl Péladeau.

Sebastien Bovet

  Une analyse de Sébastien Bovet

Les candidats ont beaucoup parlé, c'est maintenant au tour des militants de s'exprimer. Sur quoi s'expriment-ils? Qu'est-ce qui est prioritaire? Qu'est-ce qui est secondaire?

Logiquement, le choix du militant sera guidé par la démarche référendaire du candidat qui correspond le plus à la sienne. Après tout, c'est l'élément central du programme du Parti québécois, sa raison d'être.

  • Pressé? On vote Martine Ouellet.
  • Patient? On vote Jean-François Lisée.
  • Attentif aux humeurs? On vote Alexandre Cloutier.
  • Stratégie des petits pas? On vote Paul St-Pierre Plamondon.

Le choix du premier tour de vote est donc probablement grandement basé sur cette question. Mais, de toute évidence, il n'y aura pas qu'un seul tour, aucun des candidats n'étant en voie d'obtenir 50 % + 1 des votes.

Trois candidats devraient se retrouver au deuxième tour. Le vote des membres dont le candidat a été éliminé est redistribué vers les trois candidats qui restent. L'effet devrait être minime puisqu'il s'agirait de moins de 10% des votes.

La course devrait se jouer au troisième tour. Ici , qu'est-ce qui compte le plus? C'est une question primordiale. Le troisième choix des membres du candidat éliminé au deuxième tour se répartissent entre les deux candidats qui restent. Alors? Qu'est-ce qui compte?

Les idées bien sûr. Les candidats les ont faits valoir depuis cinq mois, mais disons qu'on les a un peu perdues dans les débats sur la démarche référendaire et la laïcité. Ah oui, la laïcité! Ça pourrait être un élément déterminant pour un deuxième choix.

Les candidats, eux, veulent que les militants pensent à une question et une seule à leur sujet au moment de faire leur deuxième choix. Appelons ça la question décisive (ou ballot question) du deuxième tour :

  • Pour Alexandre Cloutier c'est : « qui est le plus rassembleur? »
  • Pour Jean-François Lisée : « qui est capable de battre Philippe Couillard en 2018? »
  • Pour Martine Ouellet : « qui est le plus souverainiste? »

Autant les militants péquistes sont souverainistes et cette question guidera leur choix, autant c'est un autre enjeu et une autre question qui devrait déterminer l'identité de leur nouveau chef.

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