Un ancien ombudsman des vétérans et un entrepreneur de Montréal espèrent bientôt monter sur scène aux côtés des autres candidats à la direction du Nouveau Parti démocratique (NPD). Pat Stogran et Ibrahim Bruno El-Khoury sont enregistrés auprès d'Élections Canada, mais doivent toujours amasser l'argent nécessaire.

Un texte de Louis Blouin, correspondant parlementaire à Ottawa

Deux autres candidats aimeraient participer au prochain débat de la course à la direction du NPD qui se déroulera à Sudbury le 28 mai prochain. Ils devront d'abord amasser les 30 000 $ de frais d'inscription et recueillir les 500 signatures nécessaires pour être admis officiellement par le parti.

Pat Stogran contre « l'élite »

« C'est un gros défi, mais c'est ce que j'aime », laisse tomber Pat Stogran, le premier ombudsman des vétérans à Ottawa dont le mandat n'a pas été renouvelé en 2010 après une relation tumultueuse entre son bureau et le gouvernement Harper.

M. Stogran veut bâtir un gouvernement et une économie qui servent les intérêts des Canadiens, alors que les libéraux et les conservateurs défendent selon lui « l'élite corporatiste ». Il s'inquiète de l'héritage que le Canada est en train de laisser à la prochaine génération sur les plans environnemental, social et sécuritaire.

Il veut articuler sa campagne autour de la transparence, de la représentation proportionnelle et d'une bureaucratie plus efficace. « Il faut cesser de gaspiller de l'argent », fait-il valoir, et aimerait voir un appareil gouvernemental plus « redevable » et « efficace ».

Pat Stogran pense que le parti doit viser le pouvoir et adopter une approche « rationnelle ». Par exemple, il affirme que le NPD ne peut pas mettre une croix sur les projets de pipelines, un enjeu qui fait débat au sein de la formation politique. « Il faut que l'économie puisse continuer de rouler ». M. Stogran mise sur un processus d'approbation robuste et des garanties rigides pour protéger l'environnement.

Le colonel à la retraite a dirigé le premier groupe de combat à Kandahar pendant la mission canadienne en Afghanistan. Il est originaire de La Sarre au Québec où il a vécu jusqu'à l'âge de 12 ans. Il est en train de suivre des leçons pour parfaire son français.

El-Khoury et la « justice sociale »

« ll y a beaucoup d'injustices » , affirme Ibrahim Bruno El-Khoury de Montréal, peu connu sur la scène politique. Celui qui se décrit comme entrepreneur veut travailler pour la justice sociale et lutter contre les inégalités. Il aimerait « travailler pour améliorer les services de santé » et « faire des changements majeurs dans l'éducation ». À l'exemple de Peter Julian et Niki Ashton, il défend l'idée de la gratuité scolaire et miserait sur de meilleurs programmes de mentorat pour les étudiants.

À long terme, M. El-Khoury croit que le Canada doit s'éloigner d'une économie basée sur l'énergie et l'exploitation des ressources naturelles. Il est opposé au projet Énergie Est, mais n'est pas prêt à adopter une position fermement anti-pipeline. Selon lui, il faut prendre en considération les travailleurs dans le secteur de l'énergie.

Sur le plan professionnel, Ibrahim Bruno El-Khoury affirme qu'il est en train de mettre sur pied un cabinet de consultation en matière de développement organisationnel. Il a brigué sans succès l'investiture néo-démocrate en 2015 dans la circonscription de Papineau, après avoir tenté de se faire élire au niveau municipal sous la bannière Vrai changement pour Montréal en 2013.

En ce moment, quatre députés sont officiellement candidats : la Manitobaine Niki Ashton, l'Ontarien Charlie Angus, le Britanno-Colombien Peter Julian et le Québécois Guy Caron. Le député ontarien Jagmeet Singh est en réflexion.

Le prochain chef du NPD sera choisi à l'automne prochain.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine