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Débat conservateur : tirs groupés contre Kevin O'Leary

Avant même qu'il ne se lance dans la course, on sentait que son éventuelle candidature dérangeait. Kevin O'Leary a participé lundi soir à son deuxième débat en tant que candidat à la direction du Parti conservateur et la tendance était claire. L'homme d'affaires et vedette de téléréalité était bel et bien la cible de la plupart des attaques.

Un texte de Raphaël Bouvier-Auclair

Ce débat bilingue dans l'ouest de l'île de Montréal était un test pour Kevin O'Leary.

Celui qui a dit dans le passé comprendre les Québécois parce qu'il était né dans la métropole s'est présenté préparé. Papier à la main, il a lu son message de présentation en français.

« Je suis avec mon professeur de français tous les jours », a-t-il par exemple indiqué aux centaines de membres réunis dans la salle de réception bien remplie d'un hôtel de Pointe-Claire.

Dès les premières minutes du débat, certains adversaires de Kevin O'Leary n'ont pas hésité à s'en prendre à lui.

Il y a une petite différence entre Kevin O'Leary et moi. Je suis aussi conservateur.

Erin O'Toole, candidat à la direction du Parti conservateur

Un peu plus tard pendant les échanges, un autre candidat, Rick Peterson, en a rajouté, utilisant les termes « vedette » et « célébrité » pour décrire son adversaire.

Une personnalité, mais aussi des idées qui dérangent

Dans la salle où se déroulait le débat, on comptait plusieurs jeunes membres du Parti conservateur.

C'est notamment cette tranche de la population que veut séduire Kevin O'Leary. Il estime que pour convaincre les jeunes, certaines prises de position sont essentielles.

Droits des LGBTQI, c'est fait. La marijuana, c'est fait. Droits reproductifs, 100 %. Habituez-vous, c'est la définition du Parti conservateur.

Kevin O'Leary, candidat à la direction du Parti conservateur

Dans la salle, ces propos ont fait réagir, suscitant notamment des applaudissements.

Mais sur scène, plusieurs des adversaires n'ont pas hésité à dénoncer la position de Kevin O'Leary sur la légalisation du cannabis.

C'est le cas de l'ancien ministre de la Sécurité publique Stephen Blaney, qui estime qu'un tel projet comporte son lot de risques et n'est pas une priorité pour bien des jeunes électeurs.

Si on pense qu'on va plaire aux jeunes, on va bien plus les convaincre en leur parlant de développement et de prospérité durables. Ça, ça passe par l'économie et l'environnement.

Steven Blaney, candidat à la direction du Parti conservateur

Ce débat sur le cannabis, comme d'autres, notamment sur l'immigration, divisent non seulement les candidats, mais aussi bien des membres au sein du Parti conservateur.

La formation est véritablement en train de redéfinir son image en vue du rendez-vous électoral de 2019.

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