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Débat des chefs : les jeunes auraient voulu entendre parler de leurs préoccupations

Alexis, Gabriel, Dominique, Amélie, Dardan et Maxence participent tous les six au projet #1erVote de Radio-Canada. Nous leur avons demandé ce qu'ils ont pensé du grand débat des chefs de jeudi.

Parmi leurs premiers commentaires se trouve celui évoquant un échange peu représentatif des enjeux qui les préoccupent, cacophonique et reprenant des propos prémâchés. La plupart d'entre eux estiment toutefois que le débat était tout de même intéressant pour qui suit la campagne.

Ils reprochent aux chefs de ne s'adresser qu'aux travailleurs et à la classe moyenne, un concept qui, soulignent-ils, englobe tout et rien.

Selon eux, plusieurs des thèmes auraient pu permettre d'inclure les jeunes dans le débat, ce qui n'a pas été le cas, selon eux. Ils soulignent que les chefs ont parlé d'économie, de déficit zéro, mais pas vraiment de création d'emplois pour les jeunes. Et qu'ils ont évoqué l'endettement, mais pas assez celui des jeunes et la façon de le contrer.

« On a eu droit à une vision très floue, pas visionnaire », affirme Dardan Isufi, 18 ans.

Sur leur faim au sujet de l'environnement

Tous auraient aimé que les chefs abordent plus en profondeur la question de l'environnement, qu'ils expliquent un peu plus en détail les projets qu'ils veulent concrétiser, que ce soit en matière d'énergie renouvelable, de voitures électriques ou d'amélioration du transport en commun, par exemple.

Ils estiment que la plupart des candidats ont glissé sur le sujet sans y accorder une réelle importance, sauf peut-être en ce qui a trait au moyen de transport qui devrait être utilisé pour acheminer le pétrole.

« Répéter sa cassette »

Ces six jeunes jugent aussi que le débat manquait de sincérité et d'échanges constructifs.

« J'ai soif de voir une autre manière de faire, autre chose que tourner autour du pot et s'attaquer », indique Dardan Isufi.

Leur évaluation des chefs est semblable. Ils qualifient Thomas Mulcair de belliqueux et Justin Trudeau de calme. L'un d'eux, Dardan, mentionne de son côté l'importance pour un politicien d'être capable d'arriver à des consensus avec les autres partis, des qualités qu'il prête à Elizabeth May et Gilles Duceppe.

Qu'en sera-t-il de leur vote?

Bien qu'informés, ces jeunes électeurs sont encore loin d'avoir tous déjà une idée toute faite du parti qui remportera leur voix le soir du 19 octobre.

Alexis ne sait toujours pas pour qui il va voter. Maxence dit que le débat a cimenté l'idée qu'il s'était faite et Amélie croit qu'elle non plus ne changera pas d'idée.

Gabriel affirme que la position claire qu'il avait adoptée avant le débat a été remise en question par ce qu'il a entendu, et qu'il a des réflexions à entreprendre et de nouvelles recherches à faire. « Ça m'a ébranlé dans mes certitudes », dit-il.

Quant à Dominique, il dit hésiter entre trois partis. « Plus j'y pense, plus j'ai des questions. Mais ça m'a donné des informations sur la façon qu'ont les chefs de gérer la pression et de s'exprimer dans un environnement où ils doivent se battre », lance-t-il.

De son côté Dardan note que le débat a augmenté son intérêt pour deux des partis, lui qui n'avait pas encore du tout pris position. « J'attends de voir », indique-t-il.

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