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Débat des chefs : qui dit vrai? L'épreuve des faits

Qui a dit vrai lors du premier débat de la campagne électorale fédérale? Certaines des affirmations des chefs ont été soumises à l'épreuve des faits.

Un texte de Denis-Martin Chabot


1. CROISSANCE ET EMPLOI

Stephen Harper a-t-il raison?

Vérification faite : oui, pour ce qui est de la croissance. Depuis la récession de 2008-2009, et toutes les années subséquentes jusqu'en 2014, le Canada a eu la croissance économique la plus forte des pays du G7 avec 15,6 %, comparativement à 13,5 % pour les États-Unis qui, eux, arrivent deuxièmes.

Par contre, pour la création d'emplois, au cours de la même période, il a tort. Avec 7,4 %, le Canada arrive deuxième derrière les États-Unis, avec 8,9 %.


2. DETTE

La chef du Parti vert a répété l'allégation formulée par Thomas Mulcair.

Vérification faite : c'est faux.

Les néo-démocrates et les verts font leurs calculs à partir de l'année avant la récession de 2008-2009. Or, ils oublient d'inclure les deux années précédentes, au cours desquelles la dette accumulée du Canada a diminué de près de 20 milliards de dollars. Selon des données du ministère des Finances, la dette accumulée du Canada est passée d'un peu plus de 481 milliards, en 2005-2006, à près de 612 milliards, en 2013-2014, donc, une hausse de 131 milliards.


3. ÉNERGIE EST

Justin Trudeau reprend une accusation proférée plus tôt cette semaine par le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, selon laquelle Thomas Mulcair et son parti tiennent un double discours sur le projet de pipeline Énergie Est.

Vérification faite : c'est faux. Le 7 novembre 2012, alors nouvellement élu chef du NPD, Thomas Mulcair disait déjà oui aux pipelines, mais à certaines conditions.

La seule fois que Thomas Mulcair aurait dit qu'il s'opposait au projet de TransCanada, c'était dans un article en ligne du magazine L'actualité, en juillet dernier.

Le magazine avait dû se rétracter, car il avait mal cité le chef néo-démocrate.


4. SÉNAT

Vérification faite : oui, Stephen Harper s'est engagé lors de la campagne à la direction du Parti conservateur, en 2004, de ne pas nommer de sénateur non élu, engagement qu'il a repris lors des campagnes électorales de 2004 et 2005-2006.

Par contre, il est loin d'avoir été celui qui a nommé le plus de sénateurs. Cet honneur revient à William Lyon Mackenzie King, avec 103.

Pierre Elliott Trudeau en avait nommé 81 et Brian Mulroney, 75.

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