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Déception après l'approbation d'un projet de dépotoir dans l'est d'Ottawa

Après plusieurs années de mobilisation citoyenne dans l'est rural d'Ottawa contre le projet de dépotoir de l'entreprise Taggart-Miller, le Comité d'agriculture de la Ville d'Ottawa a donné jeudi son aval à la compagnie. Il s'agit d'une déception pour certains citoyens.

Pendant plus de huit ans, des citoyens du quartier Navan-Carlsbad Springs se sont regroupés pour dire non au site d’enfouissement que veut construire Taggart-Miller.

« Je ne le regrette pas, car s’il y a une chose que j’ai faite, c’est que j’ai montré à mes enfants qu’il faut tenir tête à Goliath, même si on pense qu’on n’a pas de chance, on ne sait jamais », affirme fièrement Lucie Régimblad, qui milite depuis la première heure contre le projet de dépotoir.

Le projet en question comprend un centre de tri, de recyclage et de compostage installé dans un champ. On prévoit que 450 000 tonnes de déchets y seront acheminées annuellement. Taggart-Miller espère recycler ou récupérer la moitié de ces déchets, tandis que l’autre moitié sera enfouie sur le même site.

Les résidents s’inquiètent toujours des possibilités de contamination de leurs sources d’eau de surface. Ils demandaient également une étude pour évaluer l’impact sur la santé humaine de telles activités. Leur requête a été refusée.

Déception politique

Le conseiller municipal du quartier, Stephen Blais, s’opposait au projet, mais a dû voter en faveur jeudi. Il faut dire que le gouvernement de l'Ontario a donné son appui au projet en juin 2017.

La Ville imposera donc un certain nombre de conditions au projet, notamment d'obtenir certaines certifications environnementales.

« Avant d’utiliser le dépotoir, ils doivent construire et ouvrir tous les centres de recyclage dans la proposition, pour s’assurer que le recyclage soit vraiment le premier choix de leurs clients », a ajouté le conseiller.

M. Blais est toutefois déçu que la province n’impose encore aucune règle ou amende pour les entreprises et les industries qui ne recyclent pas.

« À Ottawa, on a beaucoup de règles pour encourager les bacs verts, faire du recyclage avec les bacs noirs et bleus, mais il n’y a aucune réglementation au provincial pour les industries, pour les petites entreprises et pour nos institutions », a-t-il déploré.

Le projet de centre de tri et dépotoir de Taggart-Miller sera soumis au vote du conseil municipal la semaine prochaine.

Avec les informations de Stéphane Leclerc

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