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Décret Trump : la Clinique de réfugiés du N.-B. demande à Ottawa d'assouplir sa politique d'accueil

La Clinique de réfugiés du Nouveau-Brunswick ajoute sa voix à celle d'autres qui demandent au gouvernement canadien de révoquer l'Entente sur les tiers pays sûrs signée entre le Canada et les États-Unis.

Cette entente force les réfugiés qui ont d’abord posé le pied chez nos voisins du Sud à y faire leur demande d’asile. Or les États-Unis ne peuvent plus être considérés comme un pays sûr depuis le décret sur l’immigration signé vendredi par le président Trump, soutient l’organisme néo-brunswickois.

Il estime que ce décret, qui interdit pendant trois mois l’arrivée de ressortissants de sept pays à majorité musulmane, a mis en doute la sécurité des réfugiés qui se trouvent sur le territoire américain. Ce même décret interdit aussi l’entrée aux États-Unis de tout réfugié pour les quatre prochains mois, tandis que les réfugiés syriens sont interdits d'entrée jusqu'à nouvel ordre.

Rien ne garantit que les réfugiés refoulés à la frontière canado-américaine ne seront pas renvoyés par les États-Unis dans leur pays d’origine, où ils risquent de faire face à des persécutions ou même à des attaques plus graves sur leur personne, font valoir les défenseurs des réfugiés qui, comme la Clinique des réfugiés du N.-B., se sont prononcés sur la question.

La Clinique de réfugiés demande au gouvernement Trudeau d'ouvrir la porte aux réfugiés qui arrivent des États-Unis et d’accroître le nombre de réfugiés que le Canada est prêt à accueillir en 2017, à la suite du décret Trump.

L'organisme offre des services juridiques gratuits aux demandeurs d'asile et aux personnes qui présentent des demandes d'immigration humanitaires au Nouveau-Brunswick et qui ne peuvent se payer un avocat privé.

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