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Déficit en Saskatchewan : les services publics sommés de geler leurs dépenses salariales

Le gouvernement de la Saskatchewan demande à l'ensemble des groupes d'employeurs des services publics de geler leurs dépenses salariales pour éliminer le déficit d'un milliard de dollars de la province.

Le ministre des Finances, Kevin Doherty, souligne que 41 groupes d'employeurs ont reçu une lettre à cet effet vendredi.

La lettre reçue par les divisions scolaires précise que les dépenses gouvernementales associées à la rémunération ne seront pas plus élevées en 2017-2018 qu’en 2016-2017. Les employeurs publics sont appelés à considérer le gel des salaires et des bonus des employés syndiqués et des cadres. Il faut aussi, dit-elle, trouver d’autres moyens de réduire les coûts liés aux salaires à court et à long terme.

« La Saskatchewan fait face à des défis fiscaux importants qui imposent un effort de réduction des dépenses et d’augmentation des revenus de la part de nous tous », est-il possible d'y lire.

« Les négociations doivent commencer dès maintenant pour atteindre les objectifs pour les employés syndiqués avant le 1er avril 2017 », est-il indiqué dans la lettre. Celle-ci souligne que tous les employeurs du secteur public doivent éviter les hausses de leur budget de rémunération lors des négociations en cours ou celles pour les contrats qui viendront bientôt à échéance.

Une mesure désespérée, selon le NPD

Le ministre Doherty estime que la rémunération du secteur public, incluant les salaires et les avantages sociaux, a coûté 7,1 milliards de dollars à la province cette année.

Selon lui, des restrictions budgétaires sont nécessaires pour parvenir à éliminer le déficit d'un milliard de dollars de la Saskatchewan. « Ça peut être des réductions de salaire, ça peut être des congés non rémunérés, ça peut être des mises à pied », a-t-il précisé.

De son côté, le chef par intérim de l'opposition néo-démocrate, Trent Wotherspoon, qualifie cette mesure de « désespérée », « malhonnête » et « dommageable ». Selon lui, le gouvernement devrait économiser ailleurs.

M. Wotherspoon doute par ailleurs de la légalité d'une possible renégociation des contrats en vigueur. « Je crois que ça devient une question légale quand on brise les contrats existants », a-t-il dit.

Quant au Conseil scolaire fransaskois, il refuse de se prononcer avant la rencontre des conseillers prévue vendredi.

Avec les informations de Nahila Bendali

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