Retour

Déjà des contradictions au sujet de la gestion du futur colisée

Signe du climat qui règne au sein du conseil municipal de Trois-Rivières, à peine le contrat pour le futur colisée accordé, des versions contradictoires circulent au sujet de la gestion du futur colisée.

Un texte de Marilyn Marceau

Le maire Yves Lévesque affirme que c'est la corporation des événements de Trois-Rivières qui sera responsable du volet spectacles.

Par contre, le conseiller du district de Pointe-du-Lac, François Bélisle, qui est président du groupe culture, loisirs et vie communautaire, qui gère le dossier du colisée, affirme que cette option n’a encore jamais été étudiée.

« Il n'y a jamais rien qui a été décidé en ce sens », confirme-t-il, contredisant ainsi la version du maire Yves Lévesque et du responsable des relations publiques et des médias à la Ville de Trois-Rivières, Yvan Toutant.

François Bélisle ajoute que ce devrait être à l’ensemble du conseil municipal de décider si la Corporation des événements devrait participer à la gestion du futur colisée.

Par ailleurs, le conseiller du district de Pointe-du-Lac n'est pas convaincu que la Corporation soit la mieux placée pour cette tâche, notamment parce qu'elle est déjà très occupée avec l'amphithéâtre Cogeco et d’autres événements.

« D'autant plus, ajoute-t-il, que [le futur colisée] est d'abord voué à l'aspect sportif. Cet aspect doit être la principale préoccupation pour le colisée par la suite, avec les autres éléments qui vont s'y greffer, on verra ce moment-là [si une autre entité doit être incluse dans la gestion]. »

Le directeur général de la Corporation des événements de Trois-Rivières, Steve Dubé, semble aussi s'attendre à ce que son organisme gère la programmation des spectacles, mais il va attendre de se voir confier officiellement le mandat.

Le maire Lévesque mis à l’épreuve

Avec les élections municipales en octobre dernier, de nouveaux visages ont fait leur apparition au conseil.

Une première version du budget avait d’ailleurs été rejetée par une majorité de conseillers qui réclamaient des changements. Le budget a donc été révisé et adopté avec les modifications proposées.

Le conseiller municipal François Bélisle pense qu'il faut que la culture qui règne dans la haute direction à Trois-Rivières change.

« À Trois-Rivières, on est une ville. Dans une ville, l'organe suprême, c'est le conseil de ville [...]. Ici, on a un maire, on peut faire allusion à un roi, le roi est là, oui, mais c'est d'abord le conseil de ville qui va décider », dit-il.

Plus d'articles