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Démission de Donald Arseneault : le dossier n’est pas clos, dit l’opposition

L'opposition officielle à Fredericton a l'intention de continuer à attaquer le gouvernement Gallant à l'Assemblée législative, cette semaine, en dépit de la démission comme député de l'ancien ministre Donald Arseneault.

Les progressistes-conservateurs cherchent notamment à savoir à quel moment Donald Arseneault a été relevé de ses fonctions de ministre du Travail lorsqu’il a prévenu le premier ministre Brian Gallant, à la fin d'août, qu’il avait reçu une offre d’emploi des Syndicats des métiers de la construction du Canada (SMCC), une offre qu’il a fini par accepter.

Donald Arseneault a été relevé de ses fonctions ministérielles le 5 septembre seulement. Il a indiqué qu’il n’avait répondu à l’offre de son nouvel employeur qu’après cette date, pour éviter de se mettre en conflit d’intérêts.

L’ancien ministre avait conservé son poste de député de Campbellton-Dalhousie, mais il a annoncé vendredi dernier qu’il quitterait son siège à la fin de novembre, face au tollé suscité par sa décision d’être député et syndicaliste en même temps.

Son nouvel emploi exige du lobbying, mais M. Arseneault s’est initialement défendu contre ceux qui lui reprochaient d’être en conflit d’intérêts en disant qu’il ne ferait du lobbying qu’auprès du gouvernement fédéral.

Le gouvernement n'a pas agi assez vite, selon l'opposition

L’opposition reproche au premier ministre Gallant de ne pas lui avoir retiré ses fonctions de ministre du Travail dès qu’il a appris que Donald Arseneault avait reçu une offre d’emploi des SMCC.

« Si nous croyons que le 21 août était la première fois que le premier ministre apprenait que le ministre libéral Donald Arseneault négociait pour un emploi, nous savons que le premier ministre a mis 73 jours à réagir », affirme le chef des progressistes-conservateurs, Blaine Higgs.

Ce n’est en effet que jeudi dernier que Brian Gallant a servi un ultimatum à Donald Arseneault : il devait choisir entre son nouvel emploi et son poste de député libéral.

Donald Arseneault avait décidé de cumuler les deux postes jusqu’aux prochaines élections provinciales après avoir consulté le commissaire néo-brunswickois à l’intégrité, Alexandre Deschênes, qui lui avait dit qu’il pouvait rester député à condition de s’abstenir de faire du lobbying auprès d’un élu au nom de son nouvel employeur.

L’opposition estime que le gouvernement n’a pas tenu compte de la perception de conflit d’intérêts dans ce dossier.

Elle a l’intention de continuer à cuisiner le gouvernement Gallant sur cette question dès la reprise des travaux à l’Assemblée législative, mardi après-midi.

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