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Denis Lebel dément que les conservateurs ciblent les syndicats

Le lieutenant politique de Stephen Harper au Québec dément que les syndicats soient une cible des conservateurs. Le parti ne fait que réagir aux attaques syndicales qu'il subit, soutient Denis Lebel.

« C'est pas nous qui nous attaquons aux syndicats, c'est les syndicats qui s'attaquent à nous », a plaidé M. Lebel dans une entrevue accordée mercredi à l'émission C'est pas trop tôt, sur les ondes d'ICI Radio-Canada Première. « Par contre, on va réagir. »

Mardi, la FTQ et la CSN ont toutes deux réitéré qu'elles invitaient leurs membres à voter de manière stratégique pour bloquer la route aux candidats conservateurs, dont ils dénoncent vertement le bilan après neuf ans au pouvoir.

Le chef néo-démocrate, Thomas Mulcair, s'est dit ravi de bénéficier de cet appui stratégique, tandis que le chef bloquiste Gilles Duceppe, qui a souvent reçu l'appui de la FTQ, a cherché à minimiser l'affaire. Le chef libéral Justin Trudeau a plutôt souligné que la FTQ est d'allégeance souverainiste, alors que son parti est fédéraliste.

« C'est pas du nouveau », a soutenu le député sortant de Roberval-Lac-Saint-Jean. « C'est depuis le mois de janvier [qu'ils ont] rendu public un plan, où plusieurs syndicats et d'autres associations sont dans une préparation de campagne pour nous battre. »

Denis Lebel admet d'ailleurs sans détour qu'il « ne s'attendait pas » à ce qu'il en soit autrement. « On ne le demandait pas non plus », laisse-t-il tomber.

M. Lebel a par ailleurs défendu le controversé projet de loi C-377, qui oblige les syndicats à dévoiler toute dépense de plus de 5000 $, ainsi que la Loi sur l'intégrité des élections, qui limite les dépenses des tiers partis, dont les syndicats, lors des campagnes.

« Quand nous sommes arrivés au gouvernement, nous avons enlevé les gros chèques des grandes compagnies donnés à des partis politiques pour amener le financement des partis politiques à des chèques personnels avec un maximum qui évolue au fil des ans - c'est 1500 $ cette année - et on émet un reçu. On fait de la politique avec l'argent de nos partisans », a fait valoir Denis Lebel.

« Si des centrales syndicales veulent faire de la politique avec l'argent de leurs cotisants et leurs cotisations, nous pensons que ça devrait être avec des règles semblables », a-t-il ajouté. « Il est normal que l'on sache combien d'argent ils investissent dans les campagnes contre les gouvernements ou pour des causes, comme les partis politiques le font. »

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