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Députés démissionnaires du Bloc : leur parti s'appellera Québec debout

Les sept députés démissionnaires du Bloc québécois ont trouvé un nom pour le nouveau parti qu'ils veulent fonder : Québec debout. Les députés travaillent actuellement à récolter des signatures afin d'être reconnus par Élections Canada.

Ceux qui se nommeront désormais « les debout » comptent enregistrer le nom de leur parti auprès du Directeur général des élections d'ici environ une semaine. Ils lanceront prochainement une tournée de consultation.

Rappelons que ces députés ont démissionné pour critiquer le leadership de la chef Martine Ouellet et les orientations du Bloc, trop axées, selon eux, sur la promotion de l'indépendance et pas assez sur la défense des intérêts du Québec à Ottawa.

Québec debout devra toutefois clarifier ses positions. Le nouveau parti dit vouloir revenir à la mission initiale du Bloc québécois lors de sa création en 1991, soit celle de défendre les intérêts du Québec à Ottawa, et laisser la question de l'indépendance aux partis souverainistes qui siègent à l'Assemblée nationale.

La semaine dernière toutefois, les députés s'étaient qualifiés d'« indépendantistes rassembleurs » et avaient affirmé qu’ils étaient prêts à accueillir des fédéralistes dans leurs rangs, pour ensuite préciser que cette ouverture visait à les convertir.

Leur porte-parole, Rhéal Fortin, a précisé sa pensée mercredi.

« C'est clair que s'il y a quelqu'un qui me dit : "je ne peux pas imaginer le Québec autrement qu'à l'intérieur d'une tutelle fédéraliste", on a un méchant problème. Je ne pense pas qu'on va faire de la politique du même côté de la clôture », a-t-il indiqué.

« Mais quelqu'un qui me dit : "moi, ton étiquette indépendantiste, ça m'achale un peu, mais je suis d'accord pour que le Québec perçoive ses impôts, je suis d'accord que le Québec adopte toutes ses lois, je suis d'accord que le Québec décide seul des traités internationaux", bien mon chum, t'es un indépendantiste, puis tu ne le savais pas. Viens-t'en », a-t-il ajouté.

Mario Beaulieu restera au Bloc

Par ailleurs, le président du Bloc québécois, Mario Beaulieu, qui a demandé la démission de la chef Martine Ouellet et a laissé entendre qu’il pourrait lui aussi quitter le parti, demeurera au Bloc.

M. Beaulieu affirme qu’il a décidé de rester au sein du parti pour tenter de le sauver et pour militer contre Martine Ouellet jusqu’au vote de confiance envers elle qui se tiendra les 1er et 2 juin.

« Je continue à penser que Mme Ouellet devrait démissionner. À ce moment-là, on va pouvoir commencer à travailler à unifier les indépendantistes à Ottawa », a-t-il poursuivi.

Le député de La Pointe-de-l’Île ne sait pas encore ce qu’il fera si Martine Ouellet remporte son pari. Il affirme que plus de 30 associations de circonscription se prononcent actuellement contre elle.

Quant à l’idée d'adhérer à Québec debout, Mario Beaulieu n’y pense pas pour le moment.

« Pour moi, avoir deux partis indépendantistes à Ottawa, c’est un non-sens. Il faut se rassembler et unifier nos forces. Après le 2 juin, il va y avoir la possibilité d’avoir un dialogue et de rassembler tout le monde », a-t-il insisté.

M. Beaulieu avait admis être en réflexion sur son avenir politique à l'issue du conseil général du parti le 29 avril et avouait ne plus avoir confiance en Mme Ouellet, notamment parce qu’elle n’a pas une attitude rassembleuse. Les militants venaient alors d'adopter la sortie de crise proposée par la chef, soit celle de tenir un référendum sur la mission du Bloc québécois comme promoteur de l'indépendance ainsi qu'un vote de confiance.

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