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Dernier débat dans la course à la mairie de Sept-Îles

À moins de 72 h du scrutin, les candidats à la mairie de Sept-Îles ont croisé le fer une dernière fois, lors d'un débat économique organisé par la Chambre de commerce de Sept-Îles.

Un texte de Jean-Louis Bordeleau

Afin de mettre de l'avant les idées des candidats, le président de la Chambre de commerce et modérateur du débat, Paul Lavoie, a opté pour « une formule anti-crêpage de chignon ». Devant une centaine de gens d'affaires, les candidats ont débattu, à tour de rôle, sur quatre thèmes.

Tourisme

Russel Tremblay a mis l'accent sur le leg pour les citoyens des infrastructures destinés aux touristes et aux croisiéristes en particulier. Il a cité en exemple la promenade de la rue Arnaud, financée par le gouvernement provincial, « avec l'excuse des croisières », mais qui « amène une plus-value pour la ville ».

Le maire sortant, Réjean Porlier a réitéré l'importance de l'industrie métallurgique pour la municipalité, et qualifié le secteur touristique de « complémentaire à notre économie ». Réjean Porlier a aussi souligné l'importance de la mise en valeur de la Côte-Nord dans son ensemble. « La journée où ont va mettre des infrastructures pour développer Anticosti, Sept-Îles va en profiter comme pour l'ensemble de la région », a-t-il illustré.

Russel Tremblay a aussi proposé l'implantation de bornes de réseaux sans-fil dans la ville de Sept-Îles, un projet qu'a approuvé Réjean Porlier.

Main d'œuvre

La question de la rétention des jeunes dans la région a été soulevée par le public. Réjean Porlier a avancé que les jeunes avaient tendance à demeurer près de leur lieu d'étude. « Je pense que Sept-Îles va devenir un pôle régional la journée où on va sortir de nos paradigmes, on s'attaque à la vraie diversification », a-t-il ajouté.

Russel Tremblay a mentionné son « rêve » de voir Sept-Îles atteindre le cap des 50 000 habitants. Ce seuil correspond selon lui, au seuil pour l'implantation d'un véritable pavillon universitaire. « Le rôle du maire, c'est d'augmenter la population, reprendre le chemin de la croissance et c'est à ça que je m'engage », a déclaré Russel Tremblay.

« Moi j'y crois à la grande industrie, mais je crois à tout le reste aussi », a déclaré Réjean Porlier, rejetant du revers de la main l'idée de pouvoir doubler la population de la ville.

Plan Nord et investissements

Russel Tremblay a insisté sur l'« avantage concurrentiel » des grandes industries à Sept-Îles, ajoutant « qu'on peut diversifier l'industrie lourde ». « Moi je veux redonner un élan à l'économie. Je veux travailler à faire en sorte qu'on ait de l'emploi, qu'on soit content de vivre ici, qu'on ait encore de grands projets », a-t-il déclaré.

« Sept Iles a toujours connu des cycles [...] Aujourd'hui on est en pleine relance. [...] Travaillons et relevons-nous les manches, tout le monde ensemble. Moi ça fait quatre ans que je me les remonte, les manches, en me disant : ''chaque personne qui va m'aider à pousser Sept-Îles un peu plus loin, on va le faire ensemble'' », a déclaré Réjean Porlier.

Soutien aux PME

Réjean Porlier a indiqué que pour soutenir les PME, il fallait mettre l'accent sur l'accompagnement : « Moi, ce dont je m'attends à la ville, c'est que lorsqu'un projet débarque, il faut qu'on ait la même ambition que l'entrepreneur de le mener à terme ».

Par ailleurs, Russel Tremblay a déploré que les règlements municipaux freinent, selon lui, des projets de développement : « Comment fait-on pour que le règlement ne handicape pas les projets et qu'on se développe de façon harmonieuse? »

Au cours du débat, Russell Tremblay s'est posé en « candidat de la croissance », résumant la vision entre les candidats au « statu quo versus la croissance ». Réjean Porlier a alors répliqué, attaquant le « discours de la morosité » de son adversaire.

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