Le 27 juin 2018 marque officiellement la dernière journée de travail de Gilles Garon à titre de maire de Témiscouata-sur-le-Lac. Bousculé par les débats houleux entourant l'avenir des arénas de la municipalité, il a annoncé sa démission le 7 juin dernier.

Un texte de Jérôme Lévesque-Boucher

Gilles Garon soutient avoir été victime d'attaques personnelles au cours des derniers mois. Il souligne que les commentaires de citoyens sur les médias sociaux ont eu un impact sur sa famille et lui-même.

Cela dit, il admet qu'il quitte ses fonctions avec beaucoup de nostalgie. Celui qui a occupé les fonctions de maire de Témiscouata-sur-le-Lac depuis la fusion des municipalités de Notre-Dame-du-Lac et de Cabano aurait préféré partir dans des circonstances plus heureuses.

Un dossier épineux

Depuis sa réélection en novembre 2017, Gilles Garon a tenté tant bien que mal de trouver une solution au dossier des arénas de Témiscouata-sur-le-Lac. C'est en avril 2017 que les discussions sur l'avenir des infrastructures sportives de la Ville sont nées, à la suite de l'effondrement du Centre sportif Phil-Latulippe dans le quartier Cabano.

Considérant que l'aréna Jacques-Dubé du quartier Notre-Dame-du-Lac a besoin de réfections majeures, l'administration de Témiscouata-sur-le-Lac a voulu satisfaire l'ensemble de la communauté témilacoise sans augmenter les taxes. Plusieurs projets ont été suggérés comme un aréna complet à Cabano pour remplacer le Centre sportif Phil-Latulippe et un centre multifonctionnel à Notre-Dame-du-Lac pour remplacer l'aréna Jacques-Dubé.

Toutefois, les citoyens du quartier Notre-Dame-du-Lac ont rejeté le projet en expliquant que Québec avait déjà consenti à une aide financière pour la rénovation de l'aréna Jacques-Dubé. Les citoyens de ce quartier ont même manifesté pour conserver la vocation sportive de l'infrastructure.

Coincé de part et d'autre et fustigé sur les médias sociaux, Gilles Garon a décidé que le temps était venu de laisser sa place.

Engagé malgré tout

Même s'il quitte ses fonctions dans la tourmente, Gilles Garon soutient qu'il n'est pas amer. Il veut toujours contribuer à l'essor économique de Témiscouata-sur-le-Lac. « Ma vie politique est terminée, mais je demeurerai actif sur les dossiers de développement économique. Je crois beaucoup à Témiscouata-sur-le-Lac et je pars avec l'esprit en paix ».

Sa carrière politique se terminera donc mercredi avec les 47 employés de la Ville qui se réuniront en 5 à 7 avec lui. « C'est comme ça que je voulais partir. En soulignant leur travail et leur contribution à notre belle ville. »

Gilles Garon consacrera maintenant plus de temps à sa famille. « Je vais aussi en profiter pour jouer au golf un peu », admet-il avec une pointe d'ironie.

Les Témilacois sont conviés aux urnes le 14 octobre prochain pour élire leur prochain maire.

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