Retour

Des actions régionales contre le projet de loi sur l'aide sociale

Des actions se sont déroulées dans plusieurs villes du Québec mercredi afin de protester contre le projet de loi sur l'aide sociale. Présentée par le gouvernement libéral, la loi 70 vient resserrer les critères d'admission pour les demandeurs de prestations.

Organisées par la Coalition objectif dignité - dont le nom rappelle celui du Programme objectif emploi que propose la loi 70 - des manifestations coordonnées se sont tenues toute la journée à Montréal, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, en Abitibi-Témiscamingue, dans Lanaudière, à Québec, dans Chaudière-Appalaches et dans le Bas-Saint-Laurent.

À Montréal, environ 150 personnes se sont réunies pour manifester devant un centre local d'emploi dans le sud-est de la ville. À Rouyn-Noranda, un « match de hockey des inégalités  » avait lieu en avant-midi, tandis qu'une quinzaine de personnes ont manifesté devant les bureaux du député de Dubuc, Serge Simard, au Saguenay-Lac-St-Jean. À Joliette, une marche funèbre a été organisée en après-midi

Des revendications de toutes parts

Les groupes demandent au ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale (MTESS) de renoncer à la mise en place de mesures d'emploi obligatoires sous peine de pénalités financières pour les personnes assistées sociales. Ils enjoignent au MTESS de retirer les compressions à l'aide sociale qui ont été adoptées en 2013 et 2015, et de bonifier les prestations d'aide sociale et de solidarité sociale pour tous.

Aux voix de la vingtaine d'associations et de regroupements nationaux qui forment la Coalition objectif dignité se sont ajoutées celles des centrales syndicales le 24 janvier, soit trois jours avant l'ouverture de la commission parlementaire au sujet de la loi 70.

Le Parti québécois et Québec solidaire se sont également opposés à la réforme de l'aide sociale dès le premier jour de la commission, le 27 janvier.

Certains aspects du projet de loi ont été dénoncés plus tôt cette semaine par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. La Protectrice du citoyen, Raymonde Saint-Germain, a exprimé « de sérieuses réserves » concernant l'application du projet de loi 70.

Plus d'articles