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Des avions canadiens interceptent deux bombardiers russes dans le Nord

La défense aérienne de l'Amérique du Nord a intercepté deux bombardiers russes qui survolaient les côtes du nord du Canada, le premier événement du genre en plus de deux ans, alors que les relations entre Moscou et l'Occident continuent de s'envenimer.

Les avions de chasse CF-18 ont dû décoller immédiatement en compagnie de F-22 américains vers 19 h, jeudi, après qu'un radar eut remarqué la présence de deux bombardiers TU-95 Bear qui s'approchaient, à partir de l'ouest, de l'Alaska et de l'espace aérien canadien

Ces chasseurs de longue portée, qui peuvent transporter des armes nucléaires, ont aussi été remarqués par des F-22 américains situés à l'extérieur de l'Alaska, a affirmé la porte-parole du Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD), Jennifer Stadnyk.

Cette dernière a par ailleurs indiqué que les bombardiers russes n'avaient jamais violé l'espace aérien américain ou canadien, ajoutant que ceux qui les dirigeaient ont agi « professionnellement » et de façon sécuritaire avant de retourner dans leur base aérienne d'origine.

Il faut remonter à décembre 2014 pour trouver le dernier incident du genre.

C'est la quatrième fois cette semaine que des avions russes sont observés près de l'espace aérien nord-américain, selon Mme Stadnyk.

Le NORAD avait par ailleurs déployé des F-22 lundi pour traquer des bombardiers qui volaient près de l'Alaska

Mardi, deux TU-95 avaient été localisés près de l'espace aérien de l'Alaska et mercredi, deux avions de patrouille maritime IL-38 ont été aperçus. Dans tous les cas, le NORAD avait décidé de ne pas s'interposer contre les chasseurs.

« Nous n'avons pas vu un tel niveau d'activité depuis juillet 2015 », a dit Mme Stadnyk, précisant toutefois qu'une telle situation n'est pas sans précédent.

De tels bombardiers russes étaient aperçus couramment dans l'extrême nord entre 2012 et 2014, a ajouté la porte-parole.

L'intensification des activités militaires russes survient alors que les tensions sont vives entre Moscou et l'Occident, notamment sur l'appui du gouvernement russe au régime de Bachar el-Assad en Syrie.

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