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Des candidats conservateurs écorchent la gestion des libéraux au Nouveau-Brusnwick

L'ex-ministre de l'Immigration, Chris Alexander, affirme que le Nouveau-Brunswick a « le fardeau fiscal le plus élevé au Canada et l'un des plus élevés dans le monde » et que les libéraux sont à blâmer.

M. Alexander y est allé de cette déclaration mardi soir dans le deuxième débat de la course à la direction du Parti conservateur du Canada, à Moncton.

« Si on ne fait pas attention, il est très possible et même facile de devenir hors concurrence et j’ai vu cela à travers le monde », a rajouté M. Alexander après le débat.

Ce dernier affirme que les décisions prises par le gouvernement libéral provincial relativement à la hausse de la TVH et des impôts sur le revenu des plus fortunés, en parallèle avec celles prises par le gouvernement fédéral expliquent les déboires financiers de la province.

Or, la dette du Nouveau-Brunswick a doublé dans la dernière décennie alors que les conservateurs étaient au gouvernement à Ottawa et pendant quatre ans à Fredericton.

« Nous avons augmenté les transferts fiscaux en santé de 6%, nous avons beaucoup appuyé l’infrastructure et le fardeau fiscal a quand même augmenté », a argumenté M. Alexander.

En ce qui a trait aux projets d’infrastructures, son ancien collègue au cabinet Steven Blaney a livré un vibrant plaidoyer en faveur de l’énergie nucléaire et de l’importance d’investir dans les infrastructures énergétiques.

« On doit y aller avec le remplacement et l’amélioration des centrales nucléaires », a-t-il dit. Or, M. Blaney a siégé au cabinet lorsqu’il a été question d’un remboursement partiel des dépassements de coûts de la réfection de la centrale nucléaire de Point-Lepreau, au Nouveau-Brunswick. Les coûts pour les travaux à la centrale ont dépassé les 2 milliards de dollars, soit un milliard de plus que prévu à l’origine.

Pas de plan pour l’Atlantique

Si les lacunes en français de certains candidats en ont fait sourciller plusieurs, mardi soir à Moncton, le consensus régnait en ce qui a trait à la construction de l’oléoduc Énergie est qui doit se rendre jusqu’à la raffinerie d’Irving Oil à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick et à l’importance de la création d’emploi au Canada.

Ce que je dis, c’est que je ne peux pas dicter une politique économique pour chaque région.

Maxime Bernier

Le député de Beauce, Maxime Bernier affirme qu’il ne faut pas un plan de création d’emplois différent dans chaque région du pays, en dépit des différences régionales.

« Il y a des problèmes d’emplois ici en Atlantique, il y a des problèmes d’emplois aussi en Alberta », a lancé M. Bernier.

Ce dernier propose une politique économique qui favoriserait l’investissement privé, donc des mesures qui seraient pareilles partout au pays. Il dit ne pas croire que subventions aux entreprises sont positives pour l’activité économique et la création de la richesse.

« Je ne peux pas arriver moi et donner une subvention à une entreprise parce qu’elle est en Atlantique et choisir un gagnant au détriment de l’ensemble des entrepreneurs qui seraient perdants, je veux être équitable », a déclaré M. Bernier.

Un débat difficile pour certains

Le débat portait sur deux thèmes, soit l’emploi, l’infrastructure et le travail, et la famille, l’enfance et la santé.

Tous les candidats ont parlé en français, mais une poignée d’entre eux étaient en mesure de garder le rythme tout au long du débat.

« Certains de mes collègues devront pratiquer un peu, puis être meilleurs qu’ils étaient ce soir. C’est aux membres du parti de juger, mais je pense qu’il est important de s’exprimer dans les deux langues si on veut battre M. Trudeau en 2019 », a déclaré M. Bernier.

Le débat à Moncton était le deuxième de cinq débats organisés par le parti. Après Saskatoon et Moncton, les aspirants-chefs se rendront à Québec pour un débat en français le 17 janvier 2017. Les autres lieux n’ont pas encore été choisis.

L’avocate et ancienne candidate à la direction du Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick, Monica Barley, agissait en tant que modératrice du débat. Cette dernière a posé les questions dans l’une des deux langues officielles et les prétendants au poste de chef pouvaient répondre dans la langue de leur choix.

L’élection du chef du Parti conservateur aura lieu le 27 mai 2017, et seuls les membres du Parti conservateur du Canada pourront voter, contrairement au Parti libéral du Canada qui invitait également les sympathisants libéraux à élire le nouveau chef.

Les candidats à la direction du Parti conservateur :

  • Chris Alexander
  • Maxime Bernier
  • Steven Blaney
  • Michael Chong
  • Kellie Leitch
  • Pierre Lemieux
  • Daniel Lindsay
  • Deepak Obhrai
  • Erin O’Toole
  • Rick Peterson
  • Lisa Raitt
  • Andrew Saxton
  • Andrew Scheer
  • Brad Trost

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