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Des citoyens toujours lésés par le scandale des évaluations foncières

Plusieurs plaintes n'ont toujours pas été réglées, plus d'un an après le scandale des évaluations foncières au Nouveau-Brunswick. Plusieurs propriétaires pourraient encore se retrouver lésés puisque la province n'a pas de système en place pour déceler activement les erreurs d'évaluations foncières.

J’étais très fâchée, indique Hazel Robichaud, une retraitée de Dieppe qui a vu sa facture de taxe grimpée de 296 dollars l’année dernière. La résidente de la rue Chartersville vient tout juste d’obtenir un règlement de la province et elle déplore qu’elle ait dû faire les démarches elle-même.

Hazel Robichaud n’est pas la seule dans sa situation : un nombre important de propriétés sur la même rue ont été surévaluées l’année dernière en raison du nouveau système d’évaluation foncière aérien qui avait été implanté par le gouvernement. Plus d’une douzaine de propriétés ont reçu une augmentation de plus de 10 % de leurs taxes foncières.

Quarante résidents de la rue Chartersville se sont plaints et 80 % d’entre eux ont eu un réajustement de leur facture de taxes.

Hazel Robichaud pensait aussi voir sa facture réévaluée, mais elle s'est rendu compte qu’elle avait omis d’envoyer sa plainte au gouvernement : Mon mari avait rempli le formulaire de plainte l’année dernière, mais nous avions oublié de l’expédier.

Service Nouveau-Brunswick ne va pas vers les citoyens

La résidente se demande pourquoi Service Nouveau-Brunswick n’a pas activement recherché les propriétaires qui avaient été injustement surévalués.

Service NB n’a pas voulu commenter sur le sujet, mais a affirmé en mars que des zones précises avaient été touchées par une évaluation foncière erronée, comme les résidents de la rue Chartersville à Dieppe.

Oui, il y avait des zones particulièrement touchées et ce n’est pas normal, avait alors déclaré Stephen Ward, directeur général par intérim de l’unité d’évaluation à Service Nouveau-Brunswick.

Pour le moment, même si les erreurs proviennent du gouvernement, ce sont les propriétaires qui doivent les signaler.

Un comportement décrié par la vérificatrice générale

L’automne dernier, la vérificatrice générale du Nouveau-Brunswick, Kim MacPherson, avait critiqué Service NB de reposer uniquement sur les propriétaires pour lui signifier ses erreurs.

« C’est inapproprié d’attendre les plaintes des citoyens pour s’assurer que les évaluations sont faites de la bonne manière », avait alors déclaré Kim MacPherson.

Avec les informations de Robert Jones de CBC

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