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Des compressions majeures en santé et en éducation sont hors de question, selon Victor Boudreau

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick exclut des « compressions majeures » en santé et en éducation dans son premier budget provincial.

Même s'ils ont multiplié les avertissements que le budget allait inclure des choix difficiles pour éliminer le déficit, les Libéraux affirment que les compressions dans les deux plus importants ministères ne sont plus sur la table.

Cette décision survient après la tenue de trois sessions de consultations publiques sur la révision stratégique des programmes. Dix sessions sont prévues avant le dépôt du budget, le 2 février.

« La santé et l'éducation ne feront pas l'objet de compressions importantes ou de changements majeurs », a dit vendredi le ministre de la Santé Victor Boudreau, qui est également responsable de la révision stratégique des programmes.

Plus tôt cette semaine, le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, avait dit que les deux secteurs allaient être « protégés ».

Dans le rapport intitulé « Des choix pour remettre le Nouveau-Brunswick en marche », rendu public en novembre, le gouvernement affirmait que la fermeture de petits hôpitaux, l'élimination de salles d'urgence et l'harmonisation des services permettraient d'économiser entre 50 millions et 80 millions de dollars.

Le rapport proposait également de réduire le nombre d'enseignants dans les classes de la province, ce qui permettrait d'économiser entre 10 millions et 12 millions de dollars.

Les intervenants en santé et en éducation sonnent l'alarme

Même si elles ne sont maintenant plus envisagées, les solutions initialement proposées par le gouvernement ont alarmé les Néo-Brunswickois qui ont pris part aux séances de consultations publiques.

À Grand-Sault, jeudi, ils étaient environ 200 personnes à vouloir s'exprimer sur l'avenir de la province. Une centaine de manifestants de toutes les sphères ont retenu l'attention alors qu'ils voulaient montrer leur mécontentement face aux compressions des derniers mois. La plupart des participants se sont prononcés contre l'élimination de postes d'enseignants et la fermeture de petits hôpitaux.

Au niveau des compressions possibles, la majorité des participants s'entendent pour dire que la fonction publique doit être réorganisée et que la réforme sur la gouvernance locale doit être mise de l'avant.

Quant aux façons d'augmenter les revenus, l'augmentation de la taxe de vente et de la taxe sur le tabac font l'unanimité, alors que le péage sur les autoroutes et la privatisation partielle d'Alcool Nouveau-Brunswick divisent.

Le ministre des Finances, Roger Melanson, dit qu'il aura le temps de prendre en considération le résultat des consultations publiques et de faire les ajustements nécessaires, même s'il ne reste que quelques semaines avant le dépôt du budget.

Selon les informations de Jacques Poitras et d'Étienne Dumont

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